Déclaration du Front du Refus de la Guerre coloniale en Libye

Le Conseil de sécurité des Nations Unies, cette machine de guerre et de conquête coloniale a au nom du «devoir d’ingérence humanitaire », adopté une résolution qui autorise l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne en Libye.

Dans les prochaines heures, la Libye sera soumise à un déluge de feu des aviations américaines, britanniques, françaises et de quelques « alliés arabes ».  Comme en 1990 et 2003 en Irak, 1999 au Kosovo, 2001 en Afghanistan, ces puissances coloniales vont de nouveau perpétrer des crimes monstrueux contre un Etat souverain après avoir mené tambour battant une propagande médiatique intensive et forcenée.

Souvenons-nous des « armes de destruction massive » de Saddam Hussein qui ont servi de prétexte à l’invasion de l’Irak, laquelle s’est soldée par des centaines de milliers de morts, la destruction des infrastructures économiques du pays. Le mensonge a été découvert plus tard, mais l’Irak a été détruit, ses ressources pétrolières confisquées.

Cette même propagande avait été utilisée en 1989 contre Nicolas Ceausescu en Roumanie. On n’avait parlé alors de « charniers de 70.000 corps à Timisoara », de « massacres de femmes enceintes éventrés », de « torture », « de corps brûlés dans des fours crématoires », des « camions transportant des corps de manifestants froidement abattus » par la police politique du régime. Le mensonge sera mis au grand jour après que Ceausescu et son épouse eurent été exécutés à l’issue d’un procès expéditif de triste mémoire.

De nombreux exemples existent dans le monde qui montrent jusqu’à quel point les marchands de la mort sont à l’œuvre pour assouvir leur soif de conquêtes et de domination : le chantage permanent contre l’Iran et la Corée du Nord, les menaces contre Cuba, le Venezuela, l’Equateur, la Bolivie…

Aujourd’hui encore, la machine à propagande mise au point par les Etats-Unis et certains de ses alliés notamment la France et la Grande-Bretagne a désigné un autre coupable qu’il faut mettre à mort. Il s’agit du Colonel Mouammar El Kadhafi. Leurs apologistes ont redoublé d’ingéniosité pour provoquer une forte émotion dans l’opinion publique occidentale et justifier une agression armée. Parmi eux, l’ONU, les ONG autoproclamées de défense des Droits de l’Homme financées par les multinationales, ou des sociétés pétrolières comme Total, Texaco, Shell, BP, Exxon Mobil, quelques philosophes des ténèbres connus pour leur allégeance au complexe militaro industriel.

Tous reprennent en chœur le chiffre de 6000 civils tués en Libye, victimes de l’armée de Mouammar El Kadhafi, lesquels chiffres passeront miraculeusement le jour suivant à la baisse avec 2000 victimes, puis repasseront  à la hausse quelques instants plus tard à 3000 victimes. Même quand « France 24 » nous montre comment les combats se déroulent sur le terrain et qui sont les insurgés qui affrontent l’armée de Kadhafi, on continue à matraquer la conscience de l’opinion mondiale en disant que ce sont les populations civiles qui sont massacrées !

Pour la première fois dans l’histoire des Relations Internationales, un conflit interne entre un Gouvernement et des rebelles armés est présenté comme une « crise humanitaire » dans lequel un seul côté, le régime du Colonel Mouammar El Kadhafi est supposé être « criminel » !

Et pour le démontrer, il n’est pas question de dépêcher des missions d’enquête pour savoir  la situation réelle sur le terrain, ni même créer les conditions d’un dialogue entre les parties pour régler le conflit de manière pacifique ! Les initiatives de l’Union Africaine ou du Président Hugo Chavez sont balayées d’un revers de la main et tout laisse croire que l’objectif recherché par les Etats-Unis et ses alliés est de faire tomber le régime de Mouammar El Kadhafi de faire place nette à un régime fantoche plus docile à leurs intérêts. Les médias mensonges s’occuperont du reste.

La sollicitation d’un organe judiciaire international pour examiner les « crimes contre l’humanité » dont se serait rendu coupable le dirigeant libyen procède de cette stratégie. Malheureusement pour les ennemis de la paix et du progrès de l’humanité, les peuples ne sont pas dupes !

Aujourd’hui, les puissances impérialistes du monde perdent du terrain et leurs zones d’influence se réduisent comme une peau de chagrin. La montée en puissance de la Chine, l’émergence de nombreux pays comme l’Iran, l’Inde, le Brésil, le Venezuela, la victoire toujours grandissante du camp des démocrates révolutionnaires sont autant de signes qui montrent que les peuples rejettent l’arrogance et les crimes des  puissances colonialistes, leur système d’exploitation et de pillage des richesses.

Les Etats-Unis par exemple ont vu le taux de profit de leurs multinationales décroître depuis 45 ans. L’endettement et la spéculation n’ont fait que reporter et aggraver le problème. Leur part dans l’économie mondiale est passée de 50% en 1945 à 30% dans les années 1960,  autour de 20% de nos jours !  Dans les 20 prochaines années, les experts prédisent une chute de leur profit de 10% ! Il en sera de même pour l’Europe.

Incapables de respecter les règles de la compétition qu’elles ont établie dans le contexte de la mondialisation néolibérale et de maintenir leurs sphères d’influence, les puissances impérialistes vont recourir  à la guerre, aux assassinats de dirigeants, aux Coups d’Etat, au mensonge et à l’intoxication. Leur acharnement contre la Libye est en fait une tentative visant à freiner le cours de l’histoire, à changer le rapport de force qui tourne inéluctablement à leu défaveur. Peine perdue !

Le «Front du Refus de la Guerre coloniale en Libye » constitué d’organisations de la Société Civile, de Parti politique et d’individualités que sont : le Conseil National des Arabophones du Mali, l’Union Nationale des Enseignants de la langue arabe, la Ligue des Etudiants de Libye, l’Association Droit et Citoyenneté, l’Union des Jeune Musulmans du Mali, le Mouvement des jeunes pour le Développement du Mali, le Parti Solidarité Africaine pour la démocratie et l’Indépendance, le Collectif de soutien à Mouammar El Kadhafi et au Peuple Libyen ;

– Condamne sans réserve la décision du Conseil de Sécurité de l’ONU d’instaurer une zone d’exclusion aérienne en Libye. Ce qui constitue une déclaration de guerre contre un Etat souverain, au mépris  de toutes les règles du droit international ;

– dénonce l’hypocrisie de la morale humaniste et sélective des Etats-Unis et de ses alliés qui n’ont jamais protégé le peuple palestinien victime du terrorisme d’Etat d’Israël et soumis à un blocus criminel depuis plusieurs décennies ;

– demande à l’Union Africaine de ne pas cautionner une intervention armée en Libye, car le sommet de Paris convoqué ce samedi sur la question vise à obtenir cette caution ;

– Rejette toute solution militaire à la crise en Libye et en appelle à une forte mobilisation nationale et internationale pour barrer la route aux marchands de la mort qui sèmeront le deuil  et n’apporteront ni la paix, ni la prospérité, ni la démocratie dans ce pays ;

– Comme en Irak, au Kosovo ou en Afghanistan, ils n’apporteront que la misère et la souffrance, la ruine et le désastre !

– Comme en Irak, au Kosovo ou en Afghanistan, ce sont des centaines de milliers de femmes, d’enfants qui seront victimes  des bombardements aériens. Ce qu’ils appellent cyniquement « dégâts collatéraux » pour cacher l’horreur absolu.

Nous refusons la guerre et nous nous y opposerons de toutes nos forces !

A la folie meurtrière des  mercenaires et des marchands de canon qui  imposent au monde la loi de la jungle, nous opposerons un monde de paix où prévalent la raison et l’intelligence et non la barbarie et l’arbitraire.

Bamako, le 19 mars 2011

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Le 15 septembre 2015, une quarantaine de Kamerunais se sont retrouvés au palais des Sports de Yaoundé pour un séminaire sur le thème «la gouvernance électorale et l’alternance démocratique », à l’initiative de l’ONG DYNAMIQUE CITOYENNE et pour la commémoration de la journée internationale de la démocratie.

Alors que le séminaire, dûment déclaré comme le stipule la loi, se déroulait sans incident, après des intimidations successives et infructueuses des gendarmes puis des policiers, le Sous-Préfet de Yaoundé 1er, accompagné d’une escouade d’éléments des forces de l’ordre, a fait irruption dans la salle et intimé aux participants, l’ordre d’arrêter leurs travaux et de quitter les lieux, contre toute base légale.

Devant le refus justifié des participants d’obtempérer à cette injonction arbitraire, le Sous-Préfet et ses hommes en tenue ont fait évacuer la salle de force, avec brutalité, en molestant, en giflant et en frappant sauvagement les participants, leur portant physiquement et psychologiquement atteinte.

Par la suite, six personnes ont été arrêtées et conduites dans les locaux de la GMI à Yaoundé où elles restent jusqu’à la publication du présent communiqué, le 18/09, toujours détenues. Il s’agit de : M. Jean-Marc BIKOKO (le point focal national de Dynamique Citoyenne, Président de la Centrale Syndicale du Secteur Public), Agnès Adélaïde METOUGOU, BIKOKO Le juste, Jessie BIKOKO, NDJALLA EPANGUE Yves et FOGNO FOTSO François. D’autres sont sous le coup de menaces d’arrestation.

Devant une telle barbarie et devant les atteintes répétitives et de plus en plus graves du régime RDPC et alliés de M. Paul Biya contre les droits humains élémentaires,

Nous militants de l’UPC en Europe,
– protestons vigoureusement contre ce déni des droits de l’homme et de démocratie.
– exigeons la libération immédiate et sans condition de nos compatriotes détenus arbitrairement depuis le 15 septembre et qui n’ont violé aucune loi.
Nous en profitons pour attirer l’attention de nos compatriotes et des amis du Kamerun sur la leçon à retenir de cet épisode inacceptable parmi bien d’autres :

Le régime en fin de règne à Yaoundé ne tolère aucune voix qui ne lui soit pas docile. Toute personne, organisation politique ou de la société civile qui ose déclarer ce qui ne plaît pas à ce régime est arbitrairement et sauvagement réprimée avec la plus grande brutalité.

Nous appelons donc tous nos compatriotes à se battre pour la cause commune que sont le respect des droits de l’homme et la conquête des véritables libertés démocratiques, et ceci au-delà de toute divergence idéologique.

Seule la vigilance, l’engagement ferme, sans faux fuyant ni complaisance contre ces exactions répétées du régime nous conduira à imposer un contexte véritablement démocratique au Kamerun.

Les droits humains et la démocratie n’appartiennent ni au Nord, ni au Sud, ni à l’Est ni à l’Ouest. Ils ne sont ni de l’UPC, ni du SDF, ni du Manidem, ni du CPP, etc.
Ils appartiennent à tous et sont de tous.

Neuf Kamerunais sur dix, toutes régions confondues, sont en permanence victimes des violations de droits humains. A chaque fois qu’un de nos compatriotes quel qu’il soit, sera victime de l’arbitraire, nous devons tous protester et condamner cela avec une extrême vigueur.

En dénonçant chaque cas de violation de nos droits, nous contribuons, chaque jour qui passe, à l’avancée des idéaux démocratiques. 

Le 18 septembre 2015.

Pour les Upécistes d’Europe.
Les Membres du Bureau du Comité Directeur en Europe

René EMEH ELONG
Augusta EPANYA
Moïse ESSOH
Siméon NGIMBOUS BATJOM
Samuel NJUFOM


Déclaration du Parti S.A.DI. sur le coup de force au Burkina Faso
Le Mercredi 16 septembre 2015, aux environs de 14H30, des militaires appartenant au tristement célèbre Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) ont porté une grave atteinte aux institutions de la République et au processus de Transition démocratique mis en place au Burkina-Faso, suite à l’insurrection populaire victorieuse des 30 et 31 octobre 2014 qui a mis fin à 27 années de dictature féroce, de confiscation des libertés démocratiques et de blocage du jeu politique par le CDP (Congrès pour la Démocratie et le Progrès) et ses alliés.
Ces usurpateurs indécrottables, sous la conduite du Général Gilbert Diendéré ancien-Chef d’Etat-Major particulier de Blaise Compaoré et ancien commandant du Régiment de Sécurité Présidentielle, après avoir désarmé la garde en faction, ont fait irruption au Palais en plein Conseil des Ministres, se sont saisis du Président de la Transition Michel Kafando, du Premier-Ministre Yacouba Isaac Zida, d’autres membres du Gouvernement de Transition, notamment Réné Bagoro et Augustin Loada, respectivement Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme ; Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale. Ils ont tous été séquestrés et pris en otage au palais.
Pour parachever leur forfait, les éléments du RSP, agissant en parfaite intelligence avec des anciens dignitaires dégénérés du CDP et de leurs milices, ont instauré un climat de terreur dans la capitale à travers le quadrillage des points stratégiques, le déploiement des escadrons de la mort qui pourchassent les manifestants, incendient les domiciles d’opposants, attaquent les radios privées, prennent en otage les journalistes. Le bilan fait état de plusieurs morts et de nombreux blessés.

Le Parti SADI tire les constats suivants :
– Depuis la victoire historique des forces démocratiques du Burkina-Faso, la Communauté Internationale (notamment la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations-Unies) s’est malheureusement illustrée par son ponce-pilatisme et ses nombreuses obstructions à l’aboutissement du processus révolutionnaire de changement et de renouveau enclenchée en octobre au Burkina Faso ;
– Elle a mis en place une Médiation dirigée par le Président Macky SALL, Président en exercice de la CEDEAO dont le résultat a été la constitution d’un attelage hétéroclite et confus d’acteurs dans le but de garder la mainmise sur le Burkina Faso ;
– Ainsi, le Régiment de la Sécurité Présidentielle, symbole vivant de la terreur personnifiée, devait rester en l’état et les principaux piliers du système Compaoré maintenus, la tête hors de l’eau, pour servir au moment opportun ;
– La Cour de Justice de la CEDEAO, contrairement à la Charte africaine qui condamne les modifications constitutionnelles, a ajouté à la confusion en se prononçant dans l’urgence contre le Code Electoral élaboré par la Transition qui a légitimement sanctionné tous ceux qui ont tripatouillé la constitution du pays pour ouvrir la voie royale à la candidature illégale et illégitime de Blaise Compaoré.

Face à la situation qui prévaut au Burkina-Faso et qui pourrait conduire à des affrontements meurtriers, voire même à une guerre civile aux conséquences désastreuses, le Parti SADI :
– Condamne fermement le Coup d’Etat réactionnaire et néocolonial au Burkina Faso ;
– Appelle les forces progressistes maliennes, africaines et internationales à se mobiliser comme un seul homme pour exiger la libération immédiate et inconditionnelle du Président de la Transition, du Premier-Ministre et des membres du Gouvernement séquestrés ;
– Exige le rétablissement immédiat du Gouvernement de la Transition, des institutions de la République et du processus électoral ;
Condamne les atteintes graves aux libertés individuelles et collectives et exprime son soutien total à la résistance du peuple face aux usurpateurs du Conseil National pour la Démocratie, véritable Commando National de Destruction des acquis démocratiques;
– Vive la résistance du peuple burkinabé ! A bas la restauration ! A bas les usurpateurs ! La lutte continue !
Bamako, le 18 septembre 2015

Pour le Bureau Politique
Le Secrétaire aux Relations Extérieures
Yéhia Ag Mohamed ALI
Ancien Ministre
Officier de l’Ordre National du Mali


Accaparement des terres
Le réseau de communication Kayira, en collaboration avec la Fondation Rosa Luxemburg, a tenu du 14 au 16 août 2015 la 4ème édition des assises de la Gauche malienne. Ces assises ont regroupé les organisations paysannes et certains syndicats. Le thème était : « Les organisations paysannes, les partis et mouvements de Gauche du Mali : quelles perspectives dans un contexte d’accaparement des terres par la bourgeoisie nationale et l’impérialisme ? »
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Je vais vous dire pourquoi je suis ici, avec des mots que j’ai empruntés à un vieux manifeste célèbre. Je suis ici parce que :

Un spectre hante l’Europe – le spectre de la démocratie. Toutes les puissances de la vieille Europe ont conclu une sainte alliance pour exorciser ce spectre: les banquiers parrainés par les États et l’Eurogroupe, la Troïka et le Dr Schäuble, les héritiers de l’héritage politique de Franco, le leadership berlinois du SPD, les gouvernements baltes qui ont soumis leurs populations à une récession terrible et inutile, et l’oligarchie grecque en résurgence. Lire la suite de cette entrée »


Après le 5ème rejet de sa demande de visa par le consulat de l’ambassade de France au Mali, l’honorable Oumar Mariko monte au créneau contre le président de l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères du Mali et l’ambassadeur de France au Mali. Dans l’interview qui suit, il parle aussi des deux attaques, celles de Nara et de Fakola dans le cercle de Kolondiéba.
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