Assurance maladie obligatoire, Ecole : Le feu couve sous la paille

Il n’est un secret pour personne que le gouvernement de la République du Mali s’est rendu coupable d’une véritable escroquerie des travailleurs du Mali en faisant parachuter sur leurs têtes cette ignoble Assurance maladie obligatoire (AMO) et cela sans le moindre sens de la décence.

Si le gouvernement avait la moindre considération pour la dignité de l’homme malien, il se serait passé de couper une partie du salaire des travailleurs de notre pays car pour tout homme de raison le salaire du travailleur est sacré.

Si le gouvernement du Mali avait le moindre égard pour les Maliens, il aurait dû demander leur avis avant de faire des retenues sur leurs dus, sur leur salaire.

Hélas ! Sans chercher le consentement des salariés, le gouvernement d’ATT s’est arrogé le droit de retenir sur les salaires des travailleurs de la fonction publique. C’est bien cela la démocratie d’ATT !
Pour faire les retenues sur les salaires des fonctionnaires, le gouvernement s’est passé des délais et des dossiers. Mais quand il s’est agi de remettre les dus des gens, le gouvernement d’ATT a trouvé légal de demander à ses victimes des dossiers de non adhésion à l’AMO. C’est là une façon de violer la dignité du travailleur et cela sans vergogne.
Pour tout dire, l’Assurance maladie obligatoire est une insulte à l’homme et à la dignité d l’homme malien.
Déjà, les centres hospitaliers du Mali qu’on a érigés en EPA aux dépens de notre peuple laborieux sont des mouroirs pour tous ceux qui ne sont pas nantis. C’est au regard de cette gestion calamiteuse de ces centres de santé que le gouvernement de la République du Mali veut faire croire qu’il songe à la bonne santé des Maliens. Il doit se rendre à l’évidence que les Maliens ne sont pas dupes et que pousse- pousse s’arrête nécessairement au mur.

Lorsque l’avocate du gouvernement de la République du Mali a trouvé le moyen de dire que l’aspect «obligatoire» ne concerne que l’Etat malien et que les travailleurs n’en sont pas obligés, elle a tenté de noyer le poisson tout en prenant les spectateurs pour des imbéciles. La preuve irréfutable est que le gouvernement a voulu imposer l’AMO aux travailleurs maliens, c’est la ridicule date butoir qu’il a fixée au 30 juillet pour le dépôt des fiches de non adhésion.

Passé ce délai, le gouvernement conclurait que tous ceux qui n’auront pas déposé leur fiche de non adhésion seront considérés comme consentants. Pourtant, en voulant faire des retenues sur les salaires, le même gouvernement n’a pas daigné demander des dossiers à forte raison fixer une date butoir. C’est là une insulte grossière à l’adresse de l’honneur des Maliens.

Pire que tous ces comportements irresponsables, le gouvernement trouve le moyen d’obliger les travailleurs du district de Bamako à passer des journées entières, arrêtés dans des rangs interminables au lycée Askia tous les jeudis et vendredis à partir de 9 h. On comprend ici que certains sont encore payés pour remettre aux travailleurs leurs dus escroqués.

Quel pillage des deniers publics ! Notre peuple demandera un jour des comptes pour de tels actes peu justifiables dans un pays dit démocratique.

Ceux qui se sont battus contre le régime Moussa Traoré et donc contre la dilapidation des fonds des contribuables maliens doivent se démarquer de cette violation flagrante du droit des Maliens à disposer de leurs salaires et de tous leurs salaires.

L’on rappelle simplement au gouvernement malien que bien de Maliens ont donné leur sang pour l’avènement d’un Mali de justice et de respect de la personne humaine. Aussi, pour marquer leur désapprobation de l’insolite AMO, les syndicats regroupés au sein de la COSES ont entamé mercredi le 9 novembre courant une grève qui durerait autant de temps que le gouvernement mettrait à rembourser les dus qu’il leur a extirpés injustement.

Aussi, il faut dire que la cessation de cette grève est liée à la réception de tous les dossiers du non adhésion qui parviendront aux syndicats et cela à tout moment. Certains Maliens sont appelés à se faire des fortunes sur le sang des travailleurs de notre peuple. Un jour, ils les remettront à ce peuple qui ne mérite pas de telles violations de ses droits légitimes.

Après tout constat, il apparaît clairement que le feu se fait sentir sous le tas de paille au Mali.
Une autre preuve que le feu couve sous la paille du Mali, c’est le couplage forcé du 1er tour de la présidentielle et du fameux référendum dont les Maliens peuvent se passer à présent. Cela est d’autant exact que ce ne sont pas les bonnes lois qui ne servent nos intérêts mais leur application responsable. Les textes ont toujours été bons au Mali même sous Moussa Traoré. Mais les masses laborieuses du Mali dont on se réclame tant sont laissées pour compte.

Le Mali est aujourd’hui comparable à cet empire du diable de la grande forêt où seule règne la loi de “chacun pour soi et le diable pour tous“. Le gouvernement de la République du Mali, ayant horreur de la bonne marche de l’école malienne, se plait à laisser les revendications du monde enseignant trainer dans la durée. C’est bien pour cela que le forum de tous les gâchis sur l’éducation a eu lieu, forum dont les célèbres conclusions restent dans les secrets des dieux et des diables.
Une fois encore, le gouvernement d’ATT doit faire sienne cette célèbre conviction d’Abraham Lincoln selon laquelle «on peut tromper une partie du peuple tout le temps, tout le peuple une partie du temps, mais pas tout le peuple tout le temps».

Comme le diraient les Grecs «qui habet aures audiendi, audiat» c’est-à-dire que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent bien le cri de cœur des travailleurs du Mali.

On ne peut pas indéfiniment brigander les gens ! Apparaît ainsi à l’horizon-Mali, et cela par la faute de l’Etat Malien, des moments difficiles dont notre peuple n’a que faire !

Peut-être, c’est pour que le gouvernement reste aux commandes pendant une période transitoire. Ce que l’on ne doit pas perdre de vue à ce niveau c’est que l’histoire du Mali enseigne qu’il faut se rendre à l’évidence que les Maliens encaissent beaucoup mais ne sont pas lâches.

Inter De Bamako – Fodé KEITA

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Le 15 septembre 2015, une quarantaine de Kamerunais se sont retrouvés au palais des Sports de Yaoundé pour un séminaire sur le thème «la gouvernance électorale et l’alternance démocratique », à l’initiative de l’ONG DYNAMIQUE CITOYENNE et pour la commémoration de la journée internationale de la démocratie.

Alors que le séminaire, dûment déclaré comme le stipule la loi, se déroulait sans incident, après des intimidations successives et infructueuses des gendarmes puis des policiers, le Sous-Préfet de Yaoundé 1er, accompagné d’une escouade d’éléments des forces de l’ordre, a fait irruption dans la salle et intimé aux participants, l’ordre d’arrêter leurs travaux et de quitter les lieux, contre toute base légale.

Devant le refus justifié des participants d’obtempérer à cette injonction arbitraire, le Sous-Préfet et ses hommes en tenue ont fait évacuer la salle de force, avec brutalité, en molestant, en giflant et en frappant sauvagement les participants, leur portant physiquement et psychologiquement atteinte.

Par la suite, six personnes ont été arrêtées et conduites dans les locaux de la GMI à Yaoundé où elles restent jusqu’à la publication du présent communiqué, le 18/09, toujours détenues. Il s’agit de : M. Jean-Marc BIKOKO (le point focal national de Dynamique Citoyenne, Président de la Centrale Syndicale du Secteur Public), Agnès Adélaïde METOUGOU, BIKOKO Le juste, Jessie BIKOKO, NDJALLA EPANGUE Yves et FOGNO FOTSO François. D’autres sont sous le coup de menaces d’arrestation.

Devant une telle barbarie et devant les atteintes répétitives et de plus en plus graves du régime RDPC et alliés de M. Paul Biya contre les droits humains élémentaires,

Nous militants de l’UPC en Europe,
– protestons vigoureusement contre ce déni des droits de l’homme et de démocratie.
– exigeons la libération immédiate et sans condition de nos compatriotes détenus arbitrairement depuis le 15 septembre et qui n’ont violé aucune loi.
Nous en profitons pour attirer l’attention de nos compatriotes et des amis du Kamerun sur la leçon à retenir de cet épisode inacceptable parmi bien d’autres :

Le régime en fin de règne à Yaoundé ne tolère aucune voix qui ne lui soit pas docile. Toute personne, organisation politique ou de la société civile qui ose déclarer ce qui ne plaît pas à ce régime est arbitrairement et sauvagement réprimée avec la plus grande brutalité.

Nous appelons donc tous nos compatriotes à se battre pour la cause commune que sont le respect des droits de l’homme et la conquête des véritables libertés démocratiques, et ceci au-delà de toute divergence idéologique.

Seule la vigilance, l’engagement ferme, sans faux fuyant ni complaisance contre ces exactions répétées du régime nous conduira à imposer un contexte véritablement démocratique au Kamerun.

Les droits humains et la démocratie n’appartiennent ni au Nord, ni au Sud, ni à l’Est ni à l’Ouest. Ils ne sont ni de l’UPC, ni du SDF, ni du Manidem, ni du CPP, etc.
Ils appartiennent à tous et sont de tous.

Neuf Kamerunais sur dix, toutes régions confondues, sont en permanence victimes des violations de droits humains. A chaque fois qu’un de nos compatriotes quel qu’il soit, sera victime de l’arbitraire, nous devons tous protester et condamner cela avec une extrême vigueur.

En dénonçant chaque cas de violation de nos droits, nous contribuons, chaque jour qui passe, à l’avancée des idéaux démocratiques. 

Le 18 septembre 2015.

Pour les Upécistes d’Europe.
Les Membres du Bureau du Comité Directeur en Europe

René EMEH ELONG
Augusta EPANYA
Moïse ESSOH
Siméon NGIMBOUS BATJOM
Samuel NJUFOM


Déclaration du Parti S.A.DI. sur le coup de force au Burkina Faso
Le Mercredi 16 septembre 2015, aux environs de 14H30, des militaires appartenant au tristement célèbre Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) ont porté une grave atteinte aux institutions de la République et au processus de Transition démocratique mis en place au Burkina-Faso, suite à l’insurrection populaire victorieuse des 30 et 31 octobre 2014 qui a mis fin à 27 années de dictature féroce, de confiscation des libertés démocratiques et de blocage du jeu politique par le CDP (Congrès pour la Démocratie et le Progrès) et ses alliés.
Ces usurpateurs indécrottables, sous la conduite du Général Gilbert Diendéré ancien-Chef d’Etat-Major particulier de Blaise Compaoré et ancien commandant du Régiment de Sécurité Présidentielle, après avoir désarmé la garde en faction, ont fait irruption au Palais en plein Conseil des Ministres, se sont saisis du Président de la Transition Michel Kafando, du Premier-Ministre Yacouba Isaac Zida, d’autres membres du Gouvernement de Transition, notamment Réné Bagoro et Augustin Loada, respectivement Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme ; Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale. Ils ont tous été séquestrés et pris en otage au palais.
Pour parachever leur forfait, les éléments du RSP, agissant en parfaite intelligence avec des anciens dignitaires dégénérés du CDP et de leurs milices, ont instauré un climat de terreur dans la capitale à travers le quadrillage des points stratégiques, le déploiement des escadrons de la mort qui pourchassent les manifestants, incendient les domiciles d’opposants, attaquent les radios privées, prennent en otage les journalistes. Le bilan fait état de plusieurs morts et de nombreux blessés.

Le Parti SADI tire les constats suivants :
– Depuis la victoire historique des forces démocratiques du Burkina-Faso, la Communauté Internationale (notamment la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations-Unies) s’est malheureusement illustrée par son ponce-pilatisme et ses nombreuses obstructions à l’aboutissement du processus révolutionnaire de changement et de renouveau enclenchée en octobre au Burkina Faso ;
– Elle a mis en place une Médiation dirigée par le Président Macky SALL, Président en exercice de la CEDEAO dont le résultat a été la constitution d’un attelage hétéroclite et confus d’acteurs dans le but de garder la mainmise sur le Burkina Faso ;
– Ainsi, le Régiment de la Sécurité Présidentielle, symbole vivant de la terreur personnifiée, devait rester en l’état et les principaux piliers du système Compaoré maintenus, la tête hors de l’eau, pour servir au moment opportun ;
– La Cour de Justice de la CEDEAO, contrairement à la Charte africaine qui condamne les modifications constitutionnelles, a ajouté à la confusion en se prononçant dans l’urgence contre le Code Electoral élaboré par la Transition qui a légitimement sanctionné tous ceux qui ont tripatouillé la constitution du pays pour ouvrir la voie royale à la candidature illégale et illégitime de Blaise Compaoré.

Face à la situation qui prévaut au Burkina-Faso et qui pourrait conduire à des affrontements meurtriers, voire même à une guerre civile aux conséquences désastreuses, le Parti SADI :
– Condamne fermement le Coup d’Etat réactionnaire et néocolonial au Burkina Faso ;
– Appelle les forces progressistes maliennes, africaines et internationales à se mobiliser comme un seul homme pour exiger la libération immédiate et inconditionnelle du Président de la Transition, du Premier-Ministre et des membres du Gouvernement séquestrés ;
– Exige le rétablissement immédiat du Gouvernement de la Transition, des institutions de la République et du processus électoral ;
Condamne les atteintes graves aux libertés individuelles et collectives et exprime son soutien total à la résistance du peuple face aux usurpateurs du Conseil National pour la Démocratie, véritable Commando National de Destruction des acquis démocratiques;
– Vive la résistance du peuple burkinabé ! A bas la restauration ! A bas les usurpateurs ! La lutte continue !
Bamako, le 18 septembre 2015

Pour le Bureau Politique
Le Secrétaire aux Relations Extérieures
Yéhia Ag Mohamed ALI
Ancien Ministre
Officier de l’Ordre National du Mali


Accaparement des terres
Le réseau de communication Kayira, en collaboration avec la Fondation Rosa Luxemburg, a tenu du 14 au 16 août 2015 la 4ème édition des assises de la Gauche malienne. Ces assises ont regroupé les organisations paysannes et certains syndicats. Le thème était : « Les organisations paysannes, les partis et mouvements de Gauche du Mali : quelles perspectives dans un contexte d’accaparement des terres par la bourgeoisie nationale et l’impérialisme ? »
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Je vais vous dire pourquoi je suis ici, avec des mots que j’ai empruntés à un vieux manifeste célèbre. Je suis ici parce que :

Un spectre hante l’Europe – le spectre de la démocratie. Toutes les puissances de la vieille Europe ont conclu une sainte alliance pour exorciser ce spectre: les banquiers parrainés par les États et l’Eurogroupe, la Troïka et le Dr Schäuble, les héritiers de l’héritage politique de Franco, le leadership berlinois du SPD, les gouvernements baltes qui ont soumis leurs populations à une récession terrible et inutile, et l’oligarchie grecque en résurgence. Lire la suite de cette entrée »


Après le 5ème rejet de sa demande de visa par le consulat de l’ambassade de France au Mali, l’honorable Oumar Mariko monte au créneau contre le président de l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères du Mali et l’ambassadeur de France au Mali. Dans l’interview qui suit, il parle aussi des deux attaques, celles de Nara et de Fakola dans le cercle de Kolondiéba.
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