Elections 2012 et insécurité au nord: La société civile demande la démission du gouvernement

Dans le but de préserver la paix et de consolider la démocratie au Mali, l’Union nationale des associations des consommateurs du Mali a organisé une rencontre avec la société civile, le mardi 14 février 2012, dans la grande salle de conférence de la Chambre de commerce et d’industrie de Bamako. Cette rencontre, présidée par le Dr Adama Traoré, président du Réseau malien des consommateurs de la téléphonie mobile, a également enregistré la présence, entre autres, du secrétaire général du parti SADI, Oumar Mariko ; du président du PARI, Mamaye Kassoké et plusieurs représentants des quartiers et régions du Mali.
L’objectif de cette rencontre était, pour les membres de l’Union nationale des associations des consommateurs du Mali, qui assure la protection de la société civile, de donner leur position par rapport à la tenue des élections, face à cette insécurité au Nord-Mali, avant de présenter au Gouvernement leur feuille de route.

Dans son exposé, le président du Réseau malien des consommateurs de la téléphonie mobile et non moins président de l’Union nationale des associations des consommateurs du Mali, Adama Traoré, a d’abord rappelé que la société civile doit jouer pleinement sa partition en ce qui concerne la gestion du calendrier électoral de 2012, dans la mesure où les partis politiques ont échoué dans leur mission de gestion de la crise du nord. «Les partis politiques se nourrissent de la société civile tout en prenant des décisions unilatérales sans pour autant consulter l’opinion de la société civile qui constitue le noyau de la société. Nous devons réfléchir sur les enjeux de la situation actuelle qui se déroule au nord afin de faire face aux élections» a souligné Adama Traoré, avant de rappeler les actes qu’il avait posés en 1991 pour la paix au Nord-Mali. Il a ensuite souligné non seulement l’échec du Gouvernement dans sa politique de gestion de la crise du Nord, mais aussi de la pertinence du report des élections de 2012, au cas où l’intégrité du territoire se verrait toujours menacer. «Nous ne pourrons aucunement parler d’élections libres et transparentes dans la mesure où la sécurité et l’intégrité du territoire sont menacées. En ce qui concerne cette crise, la faute incombe et au Gouvernement et aux partis politiques. Pendant les dix ans de règne du président Amadou Toumani Touré, je n’ai jamais vu un membre du Gouvernement démissionner parce qu’il a failli à ses responsabilités. Et pourtant, ils ont tous échoué. Comme doléance, à travers notre feuille de route, nous, la société civile, demandons la démission du Gouvernement afin de trouver une solution pour l’avenir de ce pays» a-t-il martelé.

Pour sa part, Oumar Mariko, le secrétaire général du parti Sadi, rejoint la position de la société civile en affirmant que «même sans cette crise du Nord, ils étaient prêts à mettre au pouvoir un des leurs afin de couvrir les actes des dirigeants. La preuve en est qu’ils ont écarté l’opposition de la Ceni et ensuite, jusqu’à preuve du contraire, personne ne peut déterminer les conditions d’exercice de ce RACE améliorée. C’est à vous, la société civile, de décider du sort de l’avenir de ce pays».

A cette rencontre, Mamaye Kassoké, président du Parti africain pour le renouveau et l’intégration (PARI), n’a pas oublié de mentionner sa position par rapport à la tenue du calendrier électoral. «Notre problème n’est ni Amadou Toumani Touré, Ni Alpha Oumar Konaré. Notre problème, c’est le Mali. Il est important de se souvenir de l’article 18 de la Constitution du Mali qui affirme qu’aucune procédure électorale ne doit être envisageable tant que l’intégrité territoriale est menacée de façon directe ou indirecte» a soutenu Mamaye Kassoké.

Il faut rappeler que la société civile a dégagé comme conclusion, d’une part, la démission du Gouvernement et d’autre part, la stabilité du pays avant les élections.

Le Prétoire – Ibrahim M. GUEYE

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Le 15 septembre 2015, une quarantaine de Kamerunais se sont retrouvés au palais des Sports de Yaoundé pour un séminaire sur le thème «la gouvernance électorale et l’alternance démocratique », à l’initiative de l’ONG DYNAMIQUE CITOYENNE et pour la commémoration de la journée internationale de la démocratie.

Alors que le séminaire, dûment déclaré comme le stipule la loi, se déroulait sans incident, après des intimidations successives et infructueuses des gendarmes puis des policiers, le Sous-Préfet de Yaoundé 1er, accompagné d’une escouade d’éléments des forces de l’ordre, a fait irruption dans la salle et intimé aux participants, l’ordre d’arrêter leurs travaux et de quitter les lieux, contre toute base légale.

Devant le refus justifié des participants d’obtempérer à cette injonction arbitraire, le Sous-Préfet et ses hommes en tenue ont fait évacuer la salle de force, avec brutalité, en molestant, en giflant et en frappant sauvagement les participants, leur portant physiquement et psychologiquement atteinte.

Par la suite, six personnes ont été arrêtées et conduites dans les locaux de la GMI à Yaoundé où elles restent jusqu’à la publication du présent communiqué, le 18/09, toujours détenues. Il s’agit de : M. Jean-Marc BIKOKO (le point focal national de Dynamique Citoyenne, Président de la Centrale Syndicale du Secteur Public), Agnès Adélaïde METOUGOU, BIKOKO Le juste, Jessie BIKOKO, NDJALLA EPANGUE Yves et FOGNO FOTSO François. D’autres sont sous le coup de menaces d’arrestation.

Devant une telle barbarie et devant les atteintes répétitives et de plus en plus graves du régime RDPC et alliés de M. Paul Biya contre les droits humains élémentaires,

Nous militants de l’UPC en Europe,
– protestons vigoureusement contre ce déni des droits de l’homme et de démocratie.
– exigeons la libération immédiate et sans condition de nos compatriotes détenus arbitrairement depuis le 15 septembre et qui n’ont violé aucune loi.
Nous en profitons pour attirer l’attention de nos compatriotes et des amis du Kamerun sur la leçon à retenir de cet épisode inacceptable parmi bien d’autres :

Le régime en fin de règne à Yaoundé ne tolère aucune voix qui ne lui soit pas docile. Toute personne, organisation politique ou de la société civile qui ose déclarer ce qui ne plaît pas à ce régime est arbitrairement et sauvagement réprimée avec la plus grande brutalité.

Nous appelons donc tous nos compatriotes à se battre pour la cause commune que sont le respect des droits de l’homme et la conquête des véritables libertés démocratiques, et ceci au-delà de toute divergence idéologique.

Seule la vigilance, l’engagement ferme, sans faux fuyant ni complaisance contre ces exactions répétées du régime nous conduira à imposer un contexte véritablement démocratique au Kamerun.

Les droits humains et la démocratie n’appartiennent ni au Nord, ni au Sud, ni à l’Est ni à l’Ouest. Ils ne sont ni de l’UPC, ni du SDF, ni du Manidem, ni du CPP, etc.
Ils appartiennent à tous et sont de tous.

Neuf Kamerunais sur dix, toutes régions confondues, sont en permanence victimes des violations de droits humains. A chaque fois qu’un de nos compatriotes quel qu’il soit, sera victime de l’arbitraire, nous devons tous protester et condamner cela avec une extrême vigueur.

En dénonçant chaque cas de violation de nos droits, nous contribuons, chaque jour qui passe, à l’avancée des idéaux démocratiques. 

Le 18 septembre 2015.

Pour les Upécistes d’Europe.
Les Membres du Bureau du Comité Directeur en Europe

René EMEH ELONG
Augusta EPANYA
Moïse ESSOH
Siméon NGIMBOUS BATJOM
Samuel NJUFOM


Accaparement des terres
Le réseau de communication Kayira, en collaboration avec la Fondation Rosa Luxemburg, a tenu du 14 au 16 août 2015 la 4ème édition des assises de la Gauche malienne. Ces assises ont regroupé les organisations paysannes et certains syndicats. Le thème était : « Les organisations paysannes, les partis et mouvements de Gauche du Mali : quelles perspectives dans un contexte d’accaparement des terres par la bourgeoisie nationale et l’impérialisme ? »
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Placée sous le thème, « quelles perspectives dans un contexte d’accaparement des terres par la bourgeoisie nationale et l’impérialisme ? », cette quatrième édition a été consacrée exclusivement aux organisations paysannes dans l’optique d’échanger sur les difficultés du monde rural et de dégager des perspectives dynamiques pour le bien-être social.
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Je vais vous dire pourquoi je suis ici, avec des mots que j’ai empruntés à un vieux manifeste célèbre. Je suis ici parce que :

Un spectre hante l’Europe – le spectre de la démocratie. Toutes les puissances de la vieille Europe ont conclu une sainte alliance pour exorciser ce spectre: les banquiers parrainés par les États et l’Eurogroupe, la Troïka et le Dr Schäuble, les héritiers de l’héritage politique de Franco, le leadership berlinois du SPD, les gouvernements baltes qui ont soumis leurs populations à une récession terrible et inutile, et l’oligarchie grecque en résurgence. Lire la suite de cette entrée »


Après le 5ème rejet de sa demande de visa par le consulat de l’ambassade de France au Mali, l’honorable Oumar Mariko monte au créneau contre le président de l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères du Mali et l’ambassadeur de France au Mali. Dans l’interview qui suit, il parle aussi des deux attaques, celles de Nara et de Fakola dans le cercle de Kolondiéba.
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