Déclaration du parti SADI suite au changement de Régime intervenu au Mali le 22 Mars 2012.

Le Comité Central du Parti SADI réuni au stade du 26 mars, les 24 et 25 mars 2012 à l’issu des travaux déclare :
– vu la déclaration du Bureau Politique depuis le 9 février demandant la démission du Président ATT suite à ses échecs dans la gestion de la crise au Nord et l’organisation d’élections transparentes,
– vu l’entêtement du Président ATT et son gouvernement à organiser un référendum pour réviser notre constitution en violation de l’Article 118 de la dite constitution,
– vu la violation du serment du Président ATT, article 37 de la constitution, en abandonnant la souveraineté nationale depuis le 23 mai 2006 avec la signature des Accords d’Alger,
– vu l’incapacité du Président ATT et son gouvernement à faire face aux différentes crises : crise de l’école, de l’emploi, la famine, la corruption, la cherté de la vie et l’insécurité.

Le Comité Central du parti SADI proclame que la chute du régime le 22 mars 2012 est un sursaut populaire à travers la frange saine de son armée nationale, par conséquent c’est un acte courageux et salutaire.

Le Comité Central de SADI
Réaffirme que la chute du régime a permis de débarrasser le Mali et sa démocratie, de la gangrène des généraux capitulards et des hommes politiques corrompus qui ont conduit le pays à la faillite et vers sa partition.

Le Comité Central de SADI
Salue la chute du régime d’ATT qui a permis d’annuler les projets illégaux et illégitimes du referendum et des élections.

Cette chute du régime est salutaire pour engager toutes les forces vives du Mali dans la lutte pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’état.

Le Comité Central de SADI soutient la dynamique de rupture et de changement déclenchée par le CNRDR et appuie le CNRDR dans la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite.

Le Comité Central de SADI met en garde contre toute ingérence étrangère tendant à détourner le peuple malien de ses objectifs de développement politique, économique, social et culturel.

Le Parti SADI exhorte la CEDEAO à se ressaisir et à maintenir la stricte neutralité pour permettre à notre peuple de conduire son destin en toute sérénité et dans la cohésion, lance un appel à la France pour qu’elle s’abstienne de manipuler l’opinion et les hommes politiques prêts à marcher sur les cadavres pour accéder au pouvoir.

C’est en toute cohérence avec ses idées que le SADI se propose d’accompagner le CNRDR avec les forces vives progressistes pour sauver le pays.

Rétablir la paix et la sécurité pour assurer l’intégrité du territoire est essentiel mais il faut aussi penser à construire une démocratie au service du peuple, conformément aux idéaux du 26 mars 1991.

Le Comité central de SADI félicite le courage et le patriotisme de l’armée malienne.

Le parti SADI adresse ses condoléances au peuple et aux familles endeuillés par la mort de nos soldats.

Vive le Peuple du Mali uni et solidaire
Vive les forces vives progressistes
Vive le Mali un et indivisible

Fait à Bamako, le 25 Mars 2012
Le Comité Central du Parti SADI

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Le 15 septembre 2015, une quarantaine de Kamerunais se sont retrouvés au palais des Sports de Yaoundé pour un séminaire sur le thème «la gouvernance électorale et l’alternance démocratique », à l’initiative de l’ONG DYNAMIQUE CITOYENNE et pour la commémoration de la journée internationale de la démocratie.

Alors que le séminaire, dûment déclaré comme le stipule la loi, se déroulait sans incident, après des intimidations successives et infructueuses des gendarmes puis des policiers, le Sous-Préfet de Yaoundé 1er, accompagné d’une escouade d’éléments des forces de l’ordre, a fait irruption dans la salle et intimé aux participants, l’ordre d’arrêter leurs travaux et de quitter les lieux, contre toute base légale.

Devant le refus justifié des participants d’obtempérer à cette injonction arbitraire, le Sous-Préfet et ses hommes en tenue ont fait évacuer la salle de force, avec brutalité, en molestant, en giflant et en frappant sauvagement les participants, leur portant physiquement et psychologiquement atteinte.

Par la suite, six personnes ont été arrêtées et conduites dans les locaux de la GMI à Yaoundé où elles restent jusqu’à la publication du présent communiqué, le 18/09, toujours détenues. Il s’agit de : M. Jean-Marc BIKOKO (le point focal national de Dynamique Citoyenne, Président de la Centrale Syndicale du Secteur Public), Agnès Adélaïde METOUGOU, BIKOKO Le juste, Jessie BIKOKO, NDJALLA EPANGUE Yves et FOGNO FOTSO François. D’autres sont sous le coup de menaces d’arrestation.

Devant une telle barbarie et devant les atteintes répétitives et de plus en plus graves du régime RDPC et alliés de M. Paul Biya contre les droits humains élémentaires,

Nous militants de l’UPC en Europe,
– protestons vigoureusement contre ce déni des droits de l’homme et de démocratie.
– exigeons la libération immédiate et sans condition de nos compatriotes détenus arbitrairement depuis le 15 septembre et qui n’ont violé aucune loi.
Nous en profitons pour attirer l’attention de nos compatriotes et des amis du Kamerun sur la leçon à retenir de cet épisode inacceptable parmi bien d’autres :

Le régime en fin de règne à Yaoundé ne tolère aucune voix qui ne lui soit pas docile. Toute personne, organisation politique ou de la société civile qui ose déclarer ce qui ne plaît pas à ce régime est arbitrairement et sauvagement réprimée avec la plus grande brutalité.

Nous appelons donc tous nos compatriotes à se battre pour la cause commune que sont le respect des droits de l’homme et la conquête des véritables libertés démocratiques, et ceci au-delà de toute divergence idéologique.

Seule la vigilance, l’engagement ferme, sans faux fuyant ni complaisance contre ces exactions répétées du régime nous conduira à imposer un contexte véritablement démocratique au Kamerun.

Les droits humains et la démocratie n’appartiennent ni au Nord, ni au Sud, ni à l’Est ni à l’Ouest. Ils ne sont ni de l’UPC, ni du SDF, ni du Manidem, ni du CPP, etc.
Ils appartiennent à tous et sont de tous.

Neuf Kamerunais sur dix, toutes régions confondues, sont en permanence victimes des violations de droits humains. A chaque fois qu’un de nos compatriotes quel qu’il soit, sera victime de l’arbitraire, nous devons tous protester et condamner cela avec une extrême vigueur.

En dénonçant chaque cas de violation de nos droits, nous contribuons, chaque jour qui passe, à l’avancée des idéaux démocratiques. 

Le 18 septembre 2015.

Pour les Upécistes d’Europe.
Les Membres du Bureau du Comité Directeur en Europe

René EMEH ELONG
Augusta EPANYA
Moïse ESSOH
Siméon NGIMBOUS BATJOM
Samuel NJUFOM


Accaparement des terres
Le réseau de communication Kayira, en collaboration avec la Fondation Rosa Luxemburg, a tenu du 14 au 16 août 2015 la 4ème édition des assises de la Gauche malienne. Ces assises ont regroupé les organisations paysannes et certains syndicats. Le thème était : « Les organisations paysannes, les partis et mouvements de Gauche du Mali : quelles perspectives dans un contexte d’accaparement des terres par la bourgeoisie nationale et l’impérialisme ? »
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Placée sous le thème, « quelles perspectives dans un contexte d’accaparement des terres par la bourgeoisie nationale et l’impérialisme ? », cette quatrième édition a été consacrée exclusivement aux organisations paysannes dans l’optique d’échanger sur les difficultés du monde rural et de dégager des perspectives dynamiques pour le bien-être social.
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Je vais vous dire pourquoi je suis ici, avec des mots que j’ai empruntés à un vieux manifeste célèbre. Je suis ici parce que :

Un spectre hante l’Europe – le spectre de la démocratie. Toutes les puissances de la vieille Europe ont conclu une sainte alliance pour exorciser ce spectre: les banquiers parrainés par les États et l’Eurogroupe, la Troïka et le Dr Schäuble, les héritiers de l’héritage politique de Franco, le leadership berlinois du SPD, les gouvernements baltes qui ont soumis leurs populations à une récession terrible et inutile, et l’oligarchie grecque en résurgence. Lire la suite de cette entrée »


Après le 5ème rejet de sa demande de visa par le consulat de l’ambassade de France au Mali, l’honorable Oumar Mariko monte au créneau contre le président de l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères du Mali et l’ambassadeur de France au Mali. Dans l’interview qui suit, il parle aussi des deux attaques, celles de Nara et de Fakola dans le cercle de Kolondiéba.
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