Marche de soutien au CNRDRE et aux Forces Armées et de Sécurité.

 « Nous voulons des hommes neufs, des hommes d’honneur, intègres et patriotes pour marquer la rupture avec le système de gestion clientéliste et népotiste d’ATT ».

A l’appel de la COPAM (Coordination des Organisations Patriotiques du Mali) et de la CSM (Convergence pour Sauver le Mali), plus de 20.000 manifestants ont pris le départ ce mercredi matin Place de la Liberté pour converger vers le Monument de l’Indépendance. Objectif de la marche : soutenir le Comité National pour le Redressement de la Démocratie et la Restauration de l’Etat ainsi que les Forces Armées et de Sécurité 

En tête de cortège, les principaux dirigeants des deux organisations. Amadoun Amion Gindo,  les Pr Rokia Sanogo, Yoro Diakité, le  Dr Oumar Mariko, Cheick Oumar Sissoko, Dr Adama Traoré, Mohamed Namory Keita, Perignama Sylla pour la COPAM, le Pr Younouss Hamey Dicko, Housseyni Amion Gindo, côté CSM.

La marche qui a pris les allures d’une longue et joyeuse procession était ponctuée de slogans hostiles à  tout retour de l’ordre ancien et à toute tentative de récupération de la marche historique des maliens qui  exigent le changement. Les manifestants veulent sans doute faire une mise en garde contre les anciens alliés du Président déchu Amadou Toumani Touré qu’ils accusent d’être autant comptables et complices de la gestion catastrophique de notre pays marquée par une corruption endémique qui a gangréné tous les rouages de l’appareil administratif et politique, la gabegie, les détournements des deniers publics et la trahison historique dans la gestion de la crise du Nord Mali qui s’est traduit pas le délitement de l’Etat, la déstructuration de l’armée  nationale,  la collusion avérée entre certains hauts gradés de la chaîne de commandement avec des éléments de la rébellion sur les théâtres d’opération qui ont permis à ces derniers de disposer de nombreux secrets militaires et de précieux renseignements et de devenir maitres  sur le terrain. A ce sujet, les manifestants exigent que l’ancien Président réponde devant la justice pour « crime de haute trahison ».

Cette marche se  déroule également dans un contexte politique et institutionnel mouvementé avec la démission de l’ancien Président Amadou Toumani Touré  notifiée officiellement par écrit il y’a 48 heures à l’émissaire Burkinabé Djibril Bassolé, puis entérinée par la Cour Constitutionnelle du Mali qui a  établi la « vacance du pouvoir » et s’apprête à investir ce jeudi le Pr Dioncounda Traoré, Président de l’Assemblée Nationale pour assurer l’intérim pour une durée de 21 à 40 jours conformément à l’article 36 de la constitution.

A l’ultime étape de la marche sur le Boulevard de l’Indépendance, Amadou Amion Gindo au nom du regroupement des syndicats, des associations, des mouvements, des partis politiques, des organes de presse, lu la déclaration commune qui  fait état de « la situation sécuritaire, sociale, économique et politique du Pays créée et entretenue par les anciennes autorités avec la complicité de certains partis politiques qui a conduit aux évènements du 22 mars, des crimes perpétrés au Nord du Pays, de la crise alimentaire qui sévit ».

Et « considérant que le redressement de la démocratie est une nécessité absolue pour notre pays, que la déclaration de l’indépendance de l’AZAWAD par le MNLA est nulle et non avenue, considérant l’état actuel des forces armées et de sécurité, la signature de l’Accord Cadre de Mise signé entre la CEDEAO et le CNRDRE et vu la nécessité de faire l’union sacrée », les organisateurs de la marche «  réaffirment solennellement leur attachement ferme à la préservation de l’intégrité territoriale, à la cohésion sociale, à l’unité nationale, à la laïcité de l’Etat qui ne sont pas négociables », en outre, ils expriment «  leur ferme attachement « au rétablissement de la paix et de la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national, apportent leur soutien indéfectible au CNRDRE et aux forces armées et de sécurité dans l’accomplissement de leur mission ». Pour ce faire, « ils demandent le renforcement des capacités des forces armées et de sécurité en fonction des défis à relever ».

Les manifestants n’ont pas également manqué de condamner les viols, les exactions et les pillages perpétrés contre les populations civiles au Nord du Mali. De même, ils ont pris acte de l’Accord Cadre CEDEAO et CNRDRE et comptent accompagner cet accord au plan politique. Cependant, ils « exigent le respect de la fin du mandat constitutionnel des députés, le respect de l’ordre constitutionnel selon lequel le Président de l’Assemblée Nationale assure l’intérim du Président de la  République pendant une période allant de 21 à 40 jours uniquement pour organiser l’élection d’un nouveau président de la République ».

Dans la gestion de la nouvelle transition, la COPAM et la CSM recommandent de choisir des hommes et des femmes à hauteur de crédibilité, de compétence, d’engagement patriotique et d’intégrité. Ils exigent que les anciens responsables politiques et administratifs répondent de leurs actes dans la gestion des affaires publiques et maintiennent leur exigence de la tenue d’une Convention Nationale pour la Transition sous l’égide du CNRDRE pour définir la feuille de route de la Transition et la mise en place de ses organes de gestion avec les forces vives de la nation.

Après l’intervention d’Amadoun Amion Gindo, le Porte parole de la COPAM (Coordination des Organisation Patriotique du Mali) Mohamed Tabouré et le Dr Oumar Mariko sont intervenus pour apporter des éclairages sur le contenu de l’Accord Cadre. Pour le Dr Oumar Mariko, « le régime de Amadou Toumani Touré appartient désormais au passé ». Il dira par ailleurs, « qu’il n’existe plus de majorité » dans le contexte actuel, dénonçant au passage l’ostracisme permanent de l’ORTM (la presse publique) qui empêche les citoyens d’avoir une saine information et de mettre  face à face les acteurs politiques et leurs contradicteurs pour mieux informer les maliens et l’opinion publique internationale sur les enjeux et les défis de la Transition au Mali mais aussi sur la gestion politique économique et social du régime défunt et de ses alliés .

Il faut signaler que les manifestants ont bénéficié d’une oreille attentive : celle du Colonel Youssouf Traoré du CNRDRE présent à la marche et chargé de transmettre le message aux nouvelles autorités.

                                                                                   Nouhoum Keita

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Le 15 septembre 2015, une quarantaine de Kamerunais se sont retrouvés au palais des Sports de Yaoundé pour un séminaire sur le thème «la gouvernance électorale et l’alternance démocratique », à l’initiative de l’ONG DYNAMIQUE CITOYENNE et pour la commémoration de la journée internationale de la démocratie.

Alors que le séminaire, dûment déclaré comme le stipule la loi, se déroulait sans incident, après des intimidations successives et infructueuses des gendarmes puis des policiers, le Sous-Préfet de Yaoundé 1er, accompagné d’une escouade d’éléments des forces de l’ordre, a fait irruption dans la salle et intimé aux participants, l’ordre d’arrêter leurs travaux et de quitter les lieux, contre toute base légale.

Devant le refus justifié des participants d’obtempérer à cette injonction arbitraire, le Sous-Préfet et ses hommes en tenue ont fait évacuer la salle de force, avec brutalité, en molestant, en giflant et en frappant sauvagement les participants, leur portant physiquement et psychologiquement atteinte.

Par la suite, six personnes ont été arrêtées et conduites dans les locaux de la GMI à Yaoundé où elles restent jusqu’à la publication du présent communiqué, le 18/09, toujours détenues. Il s’agit de : M. Jean-Marc BIKOKO (le point focal national de Dynamique Citoyenne, Président de la Centrale Syndicale du Secteur Public), Agnès Adélaïde METOUGOU, BIKOKO Le juste, Jessie BIKOKO, NDJALLA EPANGUE Yves et FOGNO FOTSO François. D’autres sont sous le coup de menaces d’arrestation.

Devant une telle barbarie et devant les atteintes répétitives et de plus en plus graves du régime RDPC et alliés de M. Paul Biya contre les droits humains élémentaires,

Nous militants de l’UPC en Europe,
– protestons vigoureusement contre ce déni des droits de l’homme et de démocratie.
– exigeons la libération immédiate et sans condition de nos compatriotes détenus arbitrairement depuis le 15 septembre et qui n’ont violé aucune loi.
Nous en profitons pour attirer l’attention de nos compatriotes et des amis du Kamerun sur la leçon à retenir de cet épisode inacceptable parmi bien d’autres :

Le régime en fin de règne à Yaoundé ne tolère aucune voix qui ne lui soit pas docile. Toute personne, organisation politique ou de la société civile qui ose déclarer ce qui ne plaît pas à ce régime est arbitrairement et sauvagement réprimée avec la plus grande brutalité.

Nous appelons donc tous nos compatriotes à se battre pour la cause commune que sont le respect des droits de l’homme et la conquête des véritables libertés démocratiques, et ceci au-delà de toute divergence idéologique.

Seule la vigilance, l’engagement ferme, sans faux fuyant ni complaisance contre ces exactions répétées du régime nous conduira à imposer un contexte véritablement démocratique au Kamerun.

Les droits humains et la démocratie n’appartiennent ni au Nord, ni au Sud, ni à l’Est ni à l’Ouest. Ils ne sont ni de l’UPC, ni du SDF, ni du Manidem, ni du CPP, etc.
Ils appartiennent à tous et sont de tous.

Neuf Kamerunais sur dix, toutes régions confondues, sont en permanence victimes des violations de droits humains. A chaque fois qu’un de nos compatriotes quel qu’il soit, sera victime de l’arbitraire, nous devons tous protester et condamner cela avec une extrême vigueur.

En dénonçant chaque cas de violation de nos droits, nous contribuons, chaque jour qui passe, à l’avancée des idéaux démocratiques. 

Le 18 septembre 2015.

Pour les Upécistes d’Europe.
Les Membres du Bureau du Comité Directeur en Europe

René EMEH ELONG
Augusta EPANYA
Moïse ESSOH
Siméon NGIMBOUS BATJOM
Samuel NJUFOM


Déclaration du Parti S.A.DI. sur le coup de force au Burkina Faso
Le Mercredi 16 septembre 2015, aux environs de 14H30, des militaires appartenant au tristement célèbre Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) ont porté une grave atteinte aux institutions de la République et au processus de Transition démocratique mis en place au Burkina-Faso, suite à l’insurrection populaire victorieuse des 30 et 31 octobre 2014 qui a mis fin à 27 années de dictature féroce, de confiscation des libertés démocratiques et de blocage du jeu politique par le CDP (Congrès pour la Démocratie et le Progrès) et ses alliés.
Ces usurpateurs indécrottables, sous la conduite du Général Gilbert Diendéré ancien-Chef d’Etat-Major particulier de Blaise Compaoré et ancien commandant du Régiment de Sécurité Présidentielle, après avoir désarmé la garde en faction, ont fait irruption au Palais en plein Conseil des Ministres, se sont saisis du Président de la Transition Michel Kafando, du Premier-Ministre Yacouba Isaac Zida, d’autres membres du Gouvernement de Transition, notamment Réné Bagoro et Augustin Loada, respectivement Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme ; Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale. Ils ont tous été séquestrés et pris en otage au palais.
Pour parachever leur forfait, les éléments du RSP, agissant en parfaite intelligence avec des anciens dignitaires dégénérés du CDP et de leurs milices, ont instauré un climat de terreur dans la capitale à travers le quadrillage des points stratégiques, le déploiement des escadrons de la mort qui pourchassent les manifestants, incendient les domiciles d’opposants, attaquent les radios privées, prennent en otage les journalistes. Le bilan fait état de plusieurs morts et de nombreux blessés.

Le Parti SADI tire les constats suivants :
– Depuis la victoire historique des forces démocratiques du Burkina-Faso, la Communauté Internationale (notamment la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations-Unies) s’est malheureusement illustrée par son ponce-pilatisme et ses nombreuses obstructions à l’aboutissement du processus révolutionnaire de changement et de renouveau enclenchée en octobre au Burkina Faso ;
– Elle a mis en place une Médiation dirigée par le Président Macky SALL, Président en exercice de la CEDEAO dont le résultat a été la constitution d’un attelage hétéroclite et confus d’acteurs dans le but de garder la mainmise sur le Burkina Faso ;
– Ainsi, le Régiment de la Sécurité Présidentielle, symbole vivant de la terreur personnifiée, devait rester en l’état et les principaux piliers du système Compaoré maintenus, la tête hors de l’eau, pour servir au moment opportun ;
– La Cour de Justice de la CEDEAO, contrairement à la Charte africaine qui condamne les modifications constitutionnelles, a ajouté à la confusion en se prononçant dans l’urgence contre le Code Electoral élaboré par la Transition qui a légitimement sanctionné tous ceux qui ont tripatouillé la constitution du pays pour ouvrir la voie royale à la candidature illégale et illégitime de Blaise Compaoré.

Face à la situation qui prévaut au Burkina-Faso et qui pourrait conduire à des affrontements meurtriers, voire même à une guerre civile aux conséquences désastreuses, le Parti SADI :
– Condamne fermement le Coup d’Etat réactionnaire et néocolonial au Burkina Faso ;
– Appelle les forces progressistes maliennes, africaines et internationales à se mobiliser comme un seul homme pour exiger la libération immédiate et inconditionnelle du Président de la Transition, du Premier-Ministre et des membres du Gouvernement séquestrés ;
– Exige le rétablissement immédiat du Gouvernement de la Transition, des institutions de la République et du processus électoral ;
Condamne les atteintes graves aux libertés individuelles et collectives et exprime son soutien total à la résistance du peuple face aux usurpateurs du Conseil National pour la Démocratie, véritable Commando National de Destruction des acquis démocratiques;
– Vive la résistance du peuple burkinabé ! A bas la restauration ! A bas les usurpateurs ! La lutte continue !
Bamako, le 18 septembre 2015

Pour le Bureau Politique
Le Secrétaire aux Relations Extérieures
Yéhia Ag Mohamed ALI
Ancien Ministre
Officier de l’Ordre National du Mali


Accaparement des terres
Le réseau de communication Kayira, en collaboration avec la Fondation Rosa Luxemburg, a tenu du 14 au 16 août 2015 la 4ème édition des assises de la Gauche malienne. Ces assises ont regroupé les organisations paysannes et certains syndicats. Le thème était : « Les organisations paysannes, les partis et mouvements de Gauche du Mali : quelles perspectives dans un contexte d’accaparement des terres par la bourgeoisie nationale et l’impérialisme ? »
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Je vais vous dire pourquoi je suis ici, avec des mots que j’ai empruntés à un vieux manifeste célèbre. Je suis ici parce que :

Un spectre hante l’Europe – le spectre de la démocratie. Toutes les puissances de la vieille Europe ont conclu une sainte alliance pour exorciser ce spectre: les banquiers parrainés par les États et l’Eurogroupe, la Troïka et le Dr Schäuble, les héritiers de l’héritage politique de Franco, le leadership berlinois du SPD, les gouvernements baltes qui ont soumis leurs populations à une récession terrible et inutile, et l’oligarchie grecque en résurgence. Lire la suite de cette entrée »


Après le 5ème rejet de sa demande de visa par le consulat de l’ambassade de France au Mali, l’honorable Oumar Mariko monte au créneau contre le président de l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères du Mali et l’ambassadeur de France au Mali. Dans l’interview qui suit, il parle aussi des deux attaques, celles de Nara et de Fakola dans le cercle de Kolondiéba.
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