L’étrange alliance de la France avec les Touaregs du MNLA

Depuis quelques jours, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), qui a annoncé avoir coordonné son action avec celle de l’armée française, coopérerait avec elle dans la région de Kidal. « Nous avons eu des relations fonctionnelles avec le MNLA », reconnaissait Jean-Yves Le Drian sur BFMTV le 5 février. Le mouvement séparatiste touareg prétend maintenant intervenir dans la libération des otages détenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)…
Etrange allié que ce MNLA, qui ne cesse de bénéficier des faveurs de Paris où il a antenne ouverte sur les plateaux de France 24. Alain Juppé, déjà, appelait Bamako à négocier avec lui lors de son passage dans la capitale malienne le 26 février 2012.

C’est pourtant le MNLA qui lança les hostilités contre les troupes légitimes du Mali le 17 janvier 2012, entraînant avec lui les mouvements islamistes qui ne tardèrent pas à l’évincer. Le 6 avril 2012, il proclamait l’indépendance du Nord-Mali sous le nom d’Azawad.

Oublierait-on aujourd’hui que le MNLA, qui tente de se refaire une virginité grâce au soutien de ses alliés occidentaux, a du sang sur les mains ? Dans un communiqué posté sur son site internet le 15 février 2012, il affirmait fièrement avoir pris seul le contrôle d’Aguelhok le 24 janvier.
« Le MNLA n’est pas représentatif du peuple touareg »

Qu’il explique alors à l’opinion publique internationale qui est responsable de l’assassinat d’une centaine de prisonniers maliens qui s’étaient rendus à leurs agresseurs ! Un rapport de la FIDH [PDF] ne laisse aucun doute quant à sa responsabilité et dénonce de même les crimes, viols et exactions commis par ses militants, avant qu’ils ne soient finalement chassés de Gao par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) ,le 28 juin 2012.

Comme l’a fait justement remarquer le président de la République du Niger, Mahamadou Issoufou, sur les ondes de RFI le 3 février :

« Les Touaregs ne sont pas toujours représentés par ceux qui prétendent les représenter. Le MNLA n’est pas représentatif du peuple touareg. »

Il convient donc avant tout de le désarmer. Certes, dira-t-on, mais le MNLA est un mouvement laïc qui n’a rien à voir avec les islamistes. Etrange mouvement laïc qui annonçait le 26 mai 2012 sa fusion avec les salafistes touaregs d’Ansar Dine, avant de faire rapidement machine arrière ! Mouvement laïc encore, un mouvement qui prend soin de nommer au sein de son prétendu « Conseil transitoire de l’Etat de l’Azawad » un « chargé de la prédication et de l’orientation islamique » ?

Qui peut réellement croire que les hommes du MNLA, qui ont été taillés en pièces à chaque fois qu’ils ont été confrontés aux islamistes, tant à Tombouctou, Gao que Ménaka, seraient aujourd’hui capables de les chasser des grottes où ils se sont réfugiés ? « Grand diseu, petit faiseu » dit la sagesse populaire. L’arme que les combattants du MNLA maîtrisent le mieux, ce n’est pas le fusil d’assaut, mais le micro !
« Dialoguer ? Seulement devant un tribunal ! »

La France s’est portée au secours du Mali pour stopper la marche des islamistes sur Bamako. C’est tout à son honneur, et la population malienne semble lui en savoir gré. Mais il ne lui appartient pas de décider en lieu et place des Maliens avec qui et comment régler les problèmes du Nord du pays, que nul ne songe à nier.

Imposer le MNLA à la table des négociations serait à juste titre considéré comme une ingérence inadmissible dans les affaires d’un Etat souverain, et ferait perdre à la France le bénéfice politique d’une intervention que tous saluent jusqu’à présent. Ce serait plus qu’une erreur : une faute.

On semble mal, en effet, mesurer à Paris ce que la rue de Bamako pense du MNLA, dont les principaux dirigeants sont désormais, au même titre que ceux du Mujao ou d’Ansar Dine, visés par un mandat d’arrêt international lancé par le procureur général près la cour d’appel de Bamako le 8 février. « Dialoguer avec le MNLA ? » s’interroge Ahmed Thiam dans le journal Le 26 mars du 9 février. « Oui ! Mais seulement devant un tribunal. »

Francis Simonis | Maître de conférences Histoire de l’Afrique

Lire sur le site http://www.rue89.com

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Le 15 septembre 2015, une quarantaine de Kamerunais se sont retrouvés au palais des Sports de Yaoundé pour un séminaire sur le thème «la gouvernance électorale et l’alternance démocratique », à l’initiative de l’ONG DYNAMIQUE CITOYENNE et pour la commémoration de la journée internationale de la démocratie.

Alors que le séminaire, dûment déclaré comme le stipule la loi, se déroulait sans incident, après des intimidations successives et infructueuses des gendarmes puis des policiers, le Sous-Préfet de Yaoundé 1er, accompagné d’une escouade d’éléments des forces de l’ordre, a fait irruption dans la salle et intimé aux participants, l’ordre d’arrêter leurs travaux et de quitter les lieux, contre toute base légale.

Devant le refus justifié des participants d’obtempérer à cette injonction arbitraire, le Sous-Préfet et ses hommes en tenue ont fait évacuer la salle de force, avec brutalité, en molestant, en giflant et en frappant sauvagement les participants, leur portant physiquement et psychologiquement atteinte.

Par la suite, six personnes ont été arrêtées et conduites dans les locaux de la GMI à Yaoundé où elles restent jusqu’à la publication du présent communiqué, le 18/09, toujours détenues. Il s’agit de : M. Jean-Marc BIKOKO (le point focal national de Dynamique Citoyenne, Président de la Centrale Syndicale du Secteur Public), Agnès Adélaïde METOUGOU, BIKOKO Le juste, Jessie BIKOKO, NDJALLA EPANGUE Yves et FOGNO FOTSO François. D’autres sont sous le coup de menaces d’arrestation.

Devant une telle barbarie et devant les atteintes répétitives et de plus en plus graves du régime RDPC et alliés de M. Paul Biya contre les droits humains élémentaires,

Nous militants de l’UPC en Europe,
– protestons vigoureusement contre ce déni des droits de l’homme et de démocratie.
– exigeons la libération immédiate et sans condition de nos compatriotes détenus arbitrairement depuis le 15 septembre et qui n’ont violé aucune loi.
Nous en profitons pour attirer l’attention de nos compatriotes et des amis du Kamerun sur la leçon à retenir de cet épisode inacceptable parmi bien d’autres :

Le régime en fin de règne à Yaoundé ne tolère aucune voix qui ne lui soit pas docile. Toute personne, organisation politique ou de la société civile qui ose déclarer ce qui ne plaît pas à ce régime est arbitrairement et sauvagement réprimée avec la plus grande brutalité.

Nous appelons donc tous nos compatriotes à se battre pour la cause commune que sont le respect des droits de l’homme et la conquête des véritables libertés démocratiques, et ceci au-delà de toute divergence idéologique.

Seule la vigilance, l’engagement ferme, sans faux fuyant ni complaisance contre ces exactions répétées du régime nous conduira à imposer un contexte véritablement démocratique au Kamerun.

Les droits humains et la démocratie n’appartiennent ni au Nord, ni au Sud, ni à l’Est ni à l’Ouest. Ils ne sont ni de l’UPC, ni du SDF, ni du Manidem, ni du CPP, etc.
Ils appartiennent à tous et sont de tous.

Neuf Kamerunais sur dix, toutes régions confondues, sont en permanence victimes des violations de droits humains. A chaque fois qu’un de nos compatriotes quel qu’il soit, sera victime de l’arbitraire, nous devons tous protester et condamner cela avec une extrême vigueur.

En dénonçant chaque cas de violation de nos droits, nous contribuons, chaque jour qui passe, à l’avancée des idéaux démocratiques. 

Le 18 septembre 2015.

Pour les Upécistes d’Europe.
Les Membres du Bureau du Comité Directeur en Europe

René EMEH ELONG
Augusta EPANYA
Moïse ESSOH
Siméon NGIMBOUS BATJOM
Samuel NJUFOM


Accaparement des terres
Le réseau de communication Kayira, en collaboration avec la Fondation Rosa Luxemburg, a tenu du 14 au 16 août 2015 la 4ème édition des assises de la Gauche malienne. Ces assises ont regroupé les organisations paysannes et certains syndicats. Le thème était : « Les organisations paysannes, les partis et mouvements de Gauche du Mali : quelles perspectives dans un contexte d’accaparement des terres par la bourgeoisie nationale et l’impérialisme ? »
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Placée sous le thème, « quelles perspectives dans un contexte d’accaparement des terres par la bourgeoisie nationale et l’impérialisme ? », cette quatrième édition a été consacrée exclusivement aux organisations paysannes dans l’optique d’échanger sur les difficultés du monde rural et de dégager des perspectives dynamiques pour le bien-être social.
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Je vais vous dire pourquoi je suis ici, avec des mots que j’ai empruntés à un vieux manifeste célèbre. Je suis ici parce que :

Un spectre hante l’Europe – le spectre de la démocratie. Toutes les puissances de la vieille Europe ont conclu une sainte alliance pour exorciser ce spectre: les banquiers parrainés par les États et l’Eurogroupe, la Troïka et le Dr Schäuble, les héritiers de l’héritage politique de Franco, le leadership berlinois du SPD, les gouvernements baltes qui ont soumis leurs populations à une récession terrible et inutile, et l’oligarchie grecque en résurgence. Lire la suite de cette entrée »


Après le 5ème rejet de sa demande de visa par le consulat de l’ambassade de France au Mali, l’honorable Oumar Mariko monte au créneau contre le président de l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères du Mali et l’ambassadeur de France au Mali. Dans l’interview qui suit, il parle aussi des deux attaques, celles de Nara et de Fakola dans le cercle de Kolondiéba.
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