Intervention du Secrétaire Administratif du parti SADI au 5ème Congrès Ordinaire de l’ADEMA-PASJ

Monsieur le Président de l’ADEMA-PASJ,

Chers dirigeants du Comité Exécutif, cadres, militants et sympathisants du Parti, Chers congressistes, Distingués invités, Mesdames et messieurs.

Le Parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI) est très heureux et honoré de prendre part à l’ouverture des travaux du 5ème Congrès ordinaire de l’ADEMA-PASJ, Parti qui a contribué de façon active et significative à l’avènement de la démocratie et du multipartisme dans notre pays.

Notre Parti tient à vous exprimer ses vifs remerciements pour l’invitation que vous lui avez adressée et l’opportunité que vous lui offrez de s’adresser au peuple de l’ADEMA, à tous les démocrates maliens à l’occasion de ce congrès.

Il est vrai qu’entre nos deux partis, les relations sont difficiles. Mais, nous restons convaincus que nous allons surmonter nos divergences. De façon courageuse et responsable, nous scelleront les retrouvailles et nous poserons les jalons d’un partenariat actif pour l’avènement d’un changement véritable dans notre pays. Ce sera sur la base de la critique et de l’autocritique. Mais nous demandons à l’ADEMA de faire le premier pas, c’est lui qui était au pouvoir !

Monsieur le Président de l’ADEMA-PASJ,
Chers dirigeants du Comité Exécutif, cadres, militants et sympathisants du Parti, Chers congressistes, Distingués invités,

Les travaux de votre 5ème Congrès ordinaire se tiennent dans un contexte politique extrêmement préoccupant pour l’avenir de notre pays.

– Il est occupé militairement, mis sous tutelle politique, encadré sur le plan institutionnel et même dans sa gestion administrative ;
– Une réforme institutionnelle et administrative vient de lui être imposée et qui va inéluctablement poser les bases de son démantèlement et de son émiettement en plusieurs Régions autonomes si nous n’y prenons garde;
– Dans ces conditions, c’est la porte ouverte à l’accaparement effrénée de toutes les ressources naturelles, minières, énergétiques, au pillage accéléré et à la destruction complète des territoires et des patrimoines.

Pour le Parti SADI, l’enjeu essentiel et fondamental de nos jours demeure la question de la souveraineté, de l’ingérence et de la mainmise étrangère sur notre pays.

Nous devons, de toute urgence, construire une réponse collective, à travers la constitution d’un front patriotique de toutes les forces politiques, syndicales, sociales de notre pays pour résister et sortir de ce piège mortel. Celui qui détient ce levier de mobilisation et de constitution de ce front patriotique, qui est investi de la légitimité populaire, est incontestablement le Président de la République Ibrahim Boubacar Keita. Il doit prendre cette initiative historique capitale et décisive pour l’avenir de notre pays fortement menacé de partition. La première initiative qu’il doit prendre est l’organisation des concertations nationales de toutes les forces vives de la nation pour discuter ensemble de notre avenir.

Le Président de la République doit ouvrir le débat national afin que notre peuple puisse analyser les racines de la guerre dans la partie nord du territoire national ainsi que l’effondrement de l’Etat, des crises politiques et institutionnelles qui ont fait dérailler le processus démocratique. De cet examen sans complaisance, devrait ressortir la nécessité de créer un Etat nouveau, assaini et restructuré, de nouvelles institutions républicaines véritablement au service des populations, des normes et procédures véritablement démocratiques.

Messieurs le Président de l’ADEMA,

Chers dirigeants du Comité Exécutif, cadres, militants et sympathisants du Parti, Chers congressistes, Distingués invités,

Mesdames et messieurs,

Les maliens fondent beaucoup d’espoir sur la signature des accords de paix du 15 mai dernier. Ils espèrent vivement que sa signature mettra fin à leurs angoisses et à leurs inquiétudes et qu’enfin, le pays, traumatisé par une longue crise politique, institutionnelle et sécuritaire, pourra repenser ses blessures et amorcer son développement.

Mais, peut-on croire un seul instant que ces accords vont ouvrir de meilleures perspectives pour le Mali si elles occultent l’essentiel, à savoir la question de l’Etat ? Quel type d’Etat nous voulons bâtir désormais à la lumière de la grande catastrophique que nous avons vécue ?

Notre Parti en appelle publiquement à un débat de fond sur cette question essentielle. Notre conception de l’Etat repose sur l’héritage politique de nos illustres dirigeants africains, notamment les Présidents Modibo Keita, Ahmed Sékou Touré, Kwameh N’krumah, Amilcar Cabral, Julius Nyerere… Dans leur projet politique, l’Etat indépendant devait résulter d’un effort collectif déployé pendant une longue période par une avant-garde décidée à briser la domination étrangère.

Construire un Etat indépendant supposait une mobilisation de toutes les entités ethniques et régionales autour de la conquête d’une identité nationale commune. Cette construction ne devrait s’achever que lorsque nos peuples auront mis fin aux mécanismes de domination du marché mondial. La nation devait émerger et se consolider grâce à la mise en œuvre d’une politique autonome de développement. Cette démarche de rupture des pères de nos indépendances était parfaitement cohérente et participait de leur volonté de donner à notre continent des Etats souverains.

Dans le contexte politique particulier du Mali, le parti SADI revendique l’héritage de l’Union Soudanaise-RDA qui a conduit une expérience très ambitieuse dans un grand pays enclavé, sous-peuplé. Elle posa des actes forts de rupture avec l’économie de traite coloniale imposée par la France depuis plus d’un siècle auparavant, dénonça le pacte colonial, l’extraversion de notre économie, créa une monnaie nationale pour financer le développement, mit en place une stratégie de développement autocentrée, basée sur un modèle d’accumulation interne du capital à partir de la mobilisation du surplus agricole destiné à être investi prioritairement dans l’industrialisation.

De la fin de la première République à la troisième République, le dépérissement progressif de l’Etat national s’est manifesté de façon logique et systématique en raison de la mauvaise gestion, la corruption et le népotisme des dirigeants.

Le recours à l’aide étrangère pour redémarrer notre système productif a été la règle. Les institutions financières internationales, les gouvernements et les organisations internationales qui les sont proches se sont installés en force. Sur la base d’un encadrement institutionnel, ils réorganisent en permanence la prise du pouvoir d’Etat sur la base d’une alliance politique qui exclut naturellement les forces progressistes et anticolonialistes, les syndicats, les paysans et les ouvriers de notre pays.

Un Etat qui est le produit de cette alliance n’est pas capable de jouer son rôle historique. Il devient un Etat faible, impotent. La crise que notre pays traverse en est la parfaite illustration. L’Etat du Mali a été exclu du jeu par la communauté internationale. On lui a imposé une « solution ». Dans ces conditions, où les rapports de force ne lui sont pas favorables, il devient difficile de construire un Etat nouveau surtout que le Mali fait face à des enjeux géopolitiques et géostratégiques extrêmement importants qui le dépassent. C’est pourquoi, le Parti SADI ne cesse d’appeler au sursaut collectif de toutes les forces du changement pour réussir à refonder l’Etat du Mali.

Convaincus que l’Etat tel qu’il est ne fera que gérer l’instabilité permanente et sera incapable d’assurer l’ordre. Fatalement, Il perdra tous ses rôles et fonctions classiques d’orientation, de conception, de pilotage, de coordination et de mise en œuvre, d’impulsion de l’économie nationale. Il paiera toujours la rançon de la dépendance vis à vis de l’étranger. Or, le défi actuel que les maliens doivent relever est de construire un Etat nouveau, poser les bases d’un développement autonome, mettre en place des procédures démocratiques nouvelles, des hommes nouveaux, construire un système démocratique qui donne tout le pouvoir au peuple. C’est la condition préalable pour créer un Etat souverain qui préserve l’unité, l’intégrité territoriale et la cohésion nationale et qui est capable de mettre en échec les ingérences extérieures. Il s’agit d’une tâche difficile, colossale. Aucun parti à lui seul ne pourra la réussir !

Je voudrais terminer mon intervention par cet appel. Nous devons sortir de nos illusions ! Aucun pays ne viendra nous libérer. Une liberté donnée et reçue est une liberté sous condition.

Je souhaite plein succès aux travaux du 5ème congrès ordinaire de l’ADEMA-PASJ !

Vive le Mali, vive la République, la lutte continue !

Nous vaincrons !

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Le 15 septembre 2015, une quarantaine de Kamerunais se sont retrouvés au palais des Sports de Yaoundé pour un séminaire sur le thème «la gouvernance électorale et l’alternance démocratique », à l’initiative de l’ONG DYNAMIQUE CITOYENNE et pour la commémoration de la journée internationale de la démocratie.

Alors que le séminaire, dûment déclaré comme le stipule la loi, se déroulait sans incident, après des intimidations successives et infructueuses des gendarmes puis des policiers, le Sous-Préfet de Yaoundé 1er, accompagné d’une escouade d’éléments des forces de l’ordre, a fait irruption dans la salle et intimé aux participants, l’ordre d’arrêter leurs travaux et de quitter les lieux, contre toute base légale.

Devant le refus justifié des participants d’obtempérer à cette injonction arbitraire, le Sous-Préfet et ses hommes en tenue ont fait évacuer la salle de force, avec brutalité, en molestant, en giflant et en frappant sauvagement les participants, leur portant physiquement et psychologiquement atteinte.

Par la suite, six personnes ont été arrêtées et conduites dans les locaux de la GMI à Yaoundé où elles restent jusqu’à la publication du présent communiqué, le 18/09, toujours détenues. Il s’agit de : M. Jean-Marc BIKOKO (le point focal national de Dynamique Citoyenne, Président de la Centrale Syndicale du Secteur Public), Agnès Adélaïde METOUGOU, BIKOKO Le juste, Jessie BIKOKO, NDJALLA EPANGUE Yves et FOGNO FOTSO François. D’autres sont sous le coup de menaces d’arrestation.

Devant une telle barbarie et devant les atteintes répétitives et de plus en plus graves du régime RDPC et alliés de M. Paul Biya contre les droits humains élémentaires,

Nous militants de l’UPC en Europe,
– protestons vigoureusement contre ce déni des droits de l’homme et de démocratie.
– exigeons la libération immédiate et sans condition de nos compatriotes détenus arbitrairement depuis le 15 septembre et qui n’ont violé aucune loi.
Nous en profitons pour attirer l’attention de nos compatriotes et des amis du Kamerun sur la leçon à retenir de cet épisode inacceptable parmi bien d’autres :

Le régime en fin de règne à Yaoundé ne tolère aucune voix qui ne lui soit pas docile. Toute personne, organisation politique ou de la société civile qui ose déclarer ce qui ne plaît pas à ce régime est arbitrairement et sauvagement réprimée avec la plus grande brutalité.

Nous appelons donc tous nos compatriotes à se battre pour la cause commune que sont le respect des droits de l’homme et la conquête des véritables libertés démocratiques, et ceci au-delà de toute divergence idéologique.

Seule la vigilance, l’engagement ferme, sans faux fuyant ni complaisance contre ces exactions répétées du régime nous conduira à imposer un contexte véritablement démocratique au Kamerun.

Les droits humains et la démocratie n’appartiennent ni au Nord, ni au Sud, ni à l’Est ni à l’Ouest. Ils ne sont ni de l’UPC, ni du SDF, ni du Manidem, ni du CPP, etc.
Ils appartiennent à tous et sont de tous.

Neuf Kamerunais sur dix, toutes régions confondues, sont en permanence victimes des violations de droits humains. A chaque fois qu’un de nos compatriotes quel qu’il soit, sera victime de l’arbitraire, nous devons tous protester et condamner cela avec une extrême vigueur.

En dénonçant chaque cas de violation de nos droits, nous contribuons, chaque jour qui passe, à l’avancée des idéaux démocratiques. 

Le 18 septembre 2015.

Pour les Upécistes d’Europe.
Les Membres du Bureau du Comité Directeur en Europe

René EMEH ELONG
Augusta EPANYA
Moïse ESSOH
Siméon NGIMBOUS BATJOM
Samuel NJUFOM


Déclaration du Parti S.A.DI. sur le coup de force au Burkina Faso
Le Mercredi 16 septembre 2015, aux environs de 14H30, des militaires appartenant au tristement célèbre Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) ont porté une grave atteinte aux institutions de la République et au processus de Transition démocratique mis en place au Burkina-Faso, suite à l’insurrection populaire victorieuse des 30 et 31 octobre 2014 qui a mis fin à 27 années de dictature féroce, de confiscation des libertés démocratiques et de blocage du jeu politique par le CDP (Congrès pour la Démocratie et le Progrès) et ses alliés.
Ces usurpateurs indécrottables, sous la conduite du Général Gilbert Diendéré ancien-Chef d’Etat-Major particulier de Blaise Compaoré et ancien commandant du Régiment de Sécurité Présidentielle, après avoir désarmé la garde en faction, ont fait irruption au Palais en plein Conseil des Ministres, se sont saisis du Président de la Transition Michel Kafando, du Premier-Ministre Yacouba Isaac Zida, d’autres membres du Gouvernement de Transition, notamment Réné Bagoro et Augustin Loada, respectivement Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme ; Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale. Ils ont tous été séquestrés et pris en otage au palais.
Pour parachever leur forfait, les éléments du RSP, agissant en parfaite intelligence avec des anciens dignitaires dégénérés du CDP et de leurs milices, ont instauré un climat de terreur dans la capitale à travers le quadrillage des points stratégiques, le déploiement des escadrons de la mort qui pourchassent les manifestants, incendient les domiciles d’opposants, attaquent les radios privées, prennent en otage les journalistes. Le bilan fait état de plusieurs morts et de nombreux blessés.

Le Parti SADI tire les constats suivants :
– Depuis la victoire historique des forces démocratiques du Burkina-Faso, la Communauté Internationale (notamment la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations-Unies) s’est malheureusement illustrée par son ponce-pilatisme et ses nombreuses obstructions à l’aboutissement du processus révolutionnaire de changement et de renouveau enclenchée en octobre au Burkina Faso ;
– Elle a mis en place une Médiation dirigée par le Président Macky SALL, Président en exercice de la CEDEAO dont le résultat a été la constitution d’un attelage hétéroclite et confus d’acteurs dans le but de garder la mainmise sur le Burkina Faso ;
– Ainsi, le Régiment de la Sécurité Présidentielle, symbole vivant de la terreur personnifiée, devait rester en l’état et les principaux piliers du système Compaoré maintenus, la tête hors de l’eau, pour servir au moment opportun ;
– La Cour de Justice de la CEDEAO, contrairement à la Charte africaine qui condamne les modifications constitutionnelles, a ajouté à la confusion en se prononçant dans l’urgence contre le Code Electoral élaboré par la Transition qui a légitimement sanctionné tous ceux qui ont tripatouillé la constitution du pays pour ouvrir la voie royale à la candidature illégale et illégitime de Blaise Compaoré.

Face à la situation qui prévaut au Burkina-Faso et qui pourrait conduire à des affrontements meurtriers, voire même à une guerre civile aux conséquences désastreuses, le Parti SADI :
– Condamne fermement le Coup d’Etat réactionnaire et néocolonial au Burkina Faso ;
– Appelle les forces progressistes maliennes, africaines et internationales à se mobiliser comme un seul homme pour exiger la libération immédiate et inconditionnelle du Président de la Transition, du Premier-Ministre et des membres du Gouvernement séquestrés ;
– Exige le rétablissement immédiat du Gouvernement de la Transition, des institutions de la République et du processus électoral ;
Condamne les atteintes graves aux libertés individuelles et collectives et exprime son soutien total à la résistance du peuple face aux usurpateurs du Conseil National pour la Démocratie, véritable Commando National de Destruction des acquis démocratiques;
– Vive la résistance du peuple burkinabé ! A bas la restauration ! A bas les usurpateurs ! La lutte continue !
Bamako, le 18 septembre 2015

Pour le Bureau Politique
Le Secrétaire aux Relations Extérieures
Yéhia Ag Mohamed ALI
Ancien Ministre
Officier de l’Ordre National du Mali


Accaparement des terres
Le réseau de communication Kayira, en collaboration avec la Fondation Rosa Luxemburg, a tenu du 14 au 16 août 2015 la 4ème édition des assises de la Gauche malienne. Ces assises ont regroupé les organisations paysannes et certains syndicats. Le thème était : « Les organisations paysannes, les partis et mouvements de Gauche du Mali : quelles perspectives dans un contexte d’accaparement des terres par la bourgeoisie nationale et l’impérialisme ? »
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Je vais vous dire pourquoi je suis ici, avec des mots que j’ai empruntés à un vieux manifeste célèbre. Je suis ici parce que :

Un spectre hante l’Europe – le spectre de la démocratie. Toutes les puissances de la vieille Europe ont conclu une sainte alliance pour exorciser ce spectre: les banquiers parrainés par les États et l’Eurogroupe, la Troïka et le Dr Schäuble, les héritiers de l’héritage politique de Franco, le leadership berlinois du SPD, les gouvernements baltes qui ont soumis leurs populations à une récession terrible et inutile, et l’oligarchie grecque en résurgence. Lire la suite de cette entrée »


Après le 5ème rejet de sa demande de visa par le consulat de l’ambassade de France au Mali, l’honorable Oumar Mariko monte au créneau contre le président de l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères du Mali et l’ambassadeur de France au Mali. Dans l’interview qui suit, il parle aussi des deux attaques, celles de Nara et de Fakola dans le cercle de Kolondiéba.
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