Déclaration du Parti SADI sur la grève illimitée des Magistrats au Mali

Mali-Parti-SADIMali-Parti-SADIDéclaration du Parti SADI sur la grève illimitée des Magistrats au Mali

Depuis le 09 janvier 2017, les magistrats et le personnel de la Justice observent une grève générale illimitée, conséquence du refus obstiné des autorités de respecter leurs engagements vis-à-vis de leurs justes et légitimes revendications. Cette grève est observée par :
– Deux syndicats de la Justice, à savoir le Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) et le Syndicat Libre de la Magistrature (SYLIMA) le 23 août 2016 ;
– Deux syndicats des surveillants de prison à savoir la Section Syndicale SSSP- SYNTADE-UNTM et Section syndicale SYNTAP-CDTM le 31 août 2016 ;
– Le Syndicat Autonome des Greffiers et Secrétaires des Greffes et Parquets (SYNAG) le 15 septembre 2016 ;
– La Section Syndicale des Travailleurs de la Justice affilié à la CDTM, le 15 septembre 2016.
Malheureusement, à ce jour le Gouvernement malien n’a apporté aucune réponse concrète aux différents points de revendication des syndicats discutés avec le Ministre de la justice garde des Sceaux. Pis, le gouvernement a dénoncé ces discussions qui semblaient aboutir sur un accord. Il a répondu par le mépris, la violation des principes démocratiques et les manœuvres dilatoires qui sont la traduction de son hostilité constante envers l’institution judiciaire et les magistrats d’une part, et de l’ensemble des travailleurs du Mali d’autre part.
Le Parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance(SADI) qui a rencontré le Syndicat Autonome de la Magistrature (SAM) et le Syndicat Libre de la Magistrature (SYLIMA) respectivement le 19 janvier et le 25 janvier 2017 :
1. Apporte son soutien aux revendications justes et légitimes des syndicats de la justice qui luttent contre la précarité, pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, une meilleure réorganisation territoriale et un fonctionnement efficace de notre justice ;
2. Rend le Gouvernement responsable de la situation actuelle ;
3. Rappelle au Gouvernement que la restauration de sa crédibilité politique et institutionnelle passe inévitablement par le respect de ses obligations notamment l’allocation de ressources suffisantes et disponibles pour une saine administration de la justice dans notre pays ;
4. Souligne que les revendications formulées par les syndicats ne sont pas hors de portée de l’Etat d’autant plus que les ressources financières générées par la Justice s’établissent annuellement à plus de 15 milliards de FCFA, lesquels représentent plus de 0,8% du montant des recettes budgétaires et dépassent les 12 milliards de FCFA alloués chaque année au Département de la justice. Hélas il n’en consacre de nos jours que 0,58% contre 1,5 au Niger et 1,2 au Burkina Faso. Le gouvernement malien est bel et bien capable de consacrer un minimum de 3% des ressources budgétaires au fonctionnement du Ministère de la Justice. Ceci permettra d’améliorer les conditions de vie et de travail des magistrats, de recruter 5 fois plus de personnel dans la magistrature qui en a besoin, d’arrêter ainsi l’instrumentalisation de l’institution judiciaire par les politiciens véreux au pouvoir et les milieux financiers occultes et permettre une bonne distribution de la justice au sein du peuple qui n’a que trop souffert de la situation actuelle.
Il est impensable que pour toutes catégories confondues, le Mali ne compte que 570 magistrats, ce qui représente un magistrat pour 30 000 habitants alors que la norme reconnue sur le plan international est d’un magistrat pour 25 habitants. En outre, à la date du 10 octobre, 5 500 maliens croupissent en prison entre 59 maisons d’arrêt et seulement 1 surveillant pour 8 détenus. Bamako détient le record avec 1 500 détenus pour une capacité d’accueil de 400. Inutile de dire que cette situation défie toutes les normes d’hygiène, de sécurité et de violations systématiques des droits élémentaires humains.
5. Rappelle au Gouvernement que son action doit rapprocher la justice aux justiciables ;
6. Exhorte les magistrats à sortir de leur réserve et à mener une lutte implacable contre la corruption et les détournements de deniers publics qui privent l’Etat et les citoyens de centaines de milliards de FCFA chaque année qui pourront contribuer à résoudre les revendications catégorielles des travailleurs du Mali et renforcer les services sociaux de base.
Bamako, le 25 janvier 2017

Pour le Bureau Politique

Le Président
Dr Oumar MARIKO
Député à l’Assemblée Nationale du Mali

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Le 15 septembre 2015, une quarantaine de Kamerunais se sont retrouvés au palais des Sports de Yaoundé pour un séminaire sur le thème «la gouvernance électorale et l’alternance démocratique », à l’initiative de l’ONG DYNAMIQUE CITOYENNE et pour la commémoration de la journée internationale de la démocratie.

Alors que le séminaire, dûment déclaré comme le stipule la loi, se déroulait sans incident, après des intimidations successives et infructueuses des gendarmes puis des policiers, le Sous-Préfet de Yaoundé 1er, accompagné d’une escouade d’éléments des forces de l’ordre, a fait irruption dans la salle et intimé aux participants, l’ordre d’arrêter leurs travaux et de quitter les lieux, contre toute base légale.

Devant le refus justifié des participants d’obtempérer à cette injonction arbitraire, le Sous-Préfet et ses hommes en tenue ont fait évacuer la salle de force, avec brutalité, en molestant, en giflant et en frappant sauvagement les participants, leur portant physiquement et psychologiquement atteinte.

Par la suite, six personnes ont été arrêtées et conduites dans les locaux de la GMI à Yaoundé où elles restent jusqu’à la publication du présent communiqué, le 18/09, toujours détenues. Il s’agit de : M. Jean-Marc BIKOKO (le point focal national de Dynamique Citoyenne, Président de la Centrale Syndicale du Secteur Public), Agnès Adélaïde METOUGOU, BIKOKO Le juste, Jessie BIKOKO, NDJALLA EPANGUE Yves et FOGNO FOTSO François. D’autres sont sous le coup de menaces d’arrestation.

Devant une telle barbarie et devant les atteintes répétitives et de plus en plus graves du régime RDPC et alliés de M. Paul Biya contre les droits humains élémentaires,

Nous militants de l’UPC en Europe,
– protestons vigoureusement contre ce déni des droits de l’homme et de démocratie.
– exigeons la libération immédiate et sans condition de nos compatriotes détenus arbitrairement depuis le 15 septembre et qui n’ont violé aucune loi.
Nous en profitons pour attirer l’attention de nos compatriotes et des amis du Kamerun sur la leçon à retenir de cet épisode inacceptable parmi bien d’autres :

Le régime en fin de règne à Yaoundé ne tolère aucune voix qui ne lui soit pas docile. Toute personne, organisation politique ou de la société civile qui ose déclarer ce qui ne plaît pas à ce régime est arbitrairement et sauvagement réprimée avec la plus grande brutalité.

Nous appelons donc tous nos compatriotes à se battre pour la cause commune que sont le respect des droits de l’homme et la conquête des véritables libertés démocratiques, et ceci au-delà de toute divergence idéologique.

Seule la vigilance, l’engagement ferme, sans faux fuyant ni complaisance contre ces exactions répétées du régime nous conduira à imposer un contexte véritablement démocratique au Kamerun.

Les droits humains et la démocratie n’appartiennent ni au Nord, ni au Sud, ni à l’Est ni à l’Ouest. Ils ne sont ni de l’UPC, ni du SDF, ni du Manidem, ni du CPP, etc.
Ils appartiennent à tous et sont de tous.

Neuf Kamerunais sur dix, toutes régions confondues, sont en permanence victimes des violations de droits humains. A chaque fois qu’un de nos compatriotes quel qu’il soit, sera victime de l’arbitraire, nous devons tous protester et condamner cela avec une extrême vigueur.

En dénonçant chaque cas de violation de nos droits, nous contribuons, chaque jour qui passe, à l’avancée des idéaux démocratiques. 

Le 18 septembre 2015.

Pour les Upécistes d’Europe.
Les Membres du Bureau du Comité Directeur en Europe

René EMEH ELONG
Augusta EPANYA
Moïse ESSOH
Siméon NGIMBOUS BATJOM
Samuel NJUFOM


Déclaration du Parti S.A.DI. sur le coup de force au Burkina Faso
Le Mercredi 16 septembre 2015, aux environs de 14H30, des militaires appartenant au tristement célèbre Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) ont porté une grave atteinte aux institutions de la République et au processus de Transition démocratique mis en place au Burkina-Faso, suite à l’insurrection populaire victorieuse des 30 et 31 octobre 2014 qui a mis fin à 27 années de dictature féroce, de confiscation des libertés démocratiques et de blocage du jeu politique par le CDP (Congrès pour la Démocratie et le Progrès) et ses alliés.
Ces usurpateurs indécrottables, sous la conduite du Général Gilbert Diendéré ancien-Chef d’Etat-Major particulier de Blaise Compaoré et ancien commandant du Régiment de Sécurité Présidentielle, après avoir désarmé la garde en faction, ont fait irruption au Palais en plein Conseil des Ministres, se sont saisis du Président de la Transition Michel Kafando, du Premier-Ministre Yacouba Isaac Zida, d’autres membres du Gouvernement de Transition, notamment Réné Bagoro et Augustin Loada, respectivement Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme ; Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale. Ils ont tous été séquestrés et pris en otage au palais.
Pour parachever leur forfait, les éléments du RSP, agissant en parfaite intelligence avec des anciens dignitaires dégénérés du CDP et de leurs milices, ont instauré un climat de terreur dans la capitale à travers le quadrillage des points stratégiques, le déploiement des escadrons de la mort qui pourchassent les manifestants, incendient les domiciles d’opposants, attaquent les radios privées, prennent en otage les journalistes. Le bilan fait état de plusieurs morts et de nombreux blessés.

Le Parti SADI tire les constats suivants :
– Depuis la victoire historique des forces démocratiques du Burkina-Faso, la Communauté Internationale (notamment la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations-Unies) s’est malheureusement illustrée par son ponce-pilatisme et ses nombreuses obstructions à l’aboutissement du processus révolutionnaire de changement et de renouveau enclenchée en octobre au Burkina Faso ;
– Elle a mis en place une Médiation dirigée par le Président Macky SALL, Président en exercice de la CEDEAO dont le résultat a été la constitution d’un attelage hétéroclite et confus d’acteurs dans le but de garder la mainmise sur le Burkina Faso ;
– Ainsi, le Régiment de la Sécurité Présidentielle, symbole vivant de la terreur personnifiée, devait rester en l’état et les principaux piliers du système Compaoré maintenus, la tête hors de l’eau, pour servir au moment opportun ;
– La Cour de Justice de la CEDEAO, contrairement à la Charte africaine qui condamne les modifications constitutionnelles, a ajouté à la confusion en se prononçant dans l’urgence contre le Code Electoral élaboré par la Transition qui a légitimement sanctionné tous ceux qui ont tripatouillé la constitution du pays pour ouvrir la voie royale à la candidature illégale et illégitime de Blaise Compaoré.

Face à la situation qui prévaut au Burkina-Faso et qui pourrait conduire à des affrontements meurtriers, voire même à une guerre civile aux conséquences désastreuses, le Parti SADI :
– Condamne fermement le Coup d’Etat réactionnaire et néocolonial au Burkina Faso ;
– Appelle les forces progressistes maliennes, africaines et internationales à se mobiliser comme un seul homme pour exiger la libération immédiate et inconditionnelle du Président de la Transition, du Premier-Ministre et des membres du Gouvernement séquestrés ;
– Exige le rétablissement immédiat du Gouvernement de la Transition, des institutions de la République et du processus électoral ;
Condamne les atteintes graves aux libertés individuelles et collectives et exprime son soutien total à la résistance du peuple face aux usurpateurs du Conseil National pour la Démocratie, véritable Commando National de Destruction des acquis démocratiques;
– Vive la résistance du peuple burkinabé ! A bas la restauration ! A bas les usurpateurs ! La lutte continue !
Bamako, le 18 septembre 2015

Pour le Bureau Politique
Le Secrétaire aux Relations Extérieures
Yéhia Ag Mohamed ALI
Ancien Ministre
Officier de l’Ordre National du Mali


Accaparement des terres
Le réseau de communication Kayira, en collaboration avec la Fondation Rosa Luxemburg, a tenu du 14 au 16 août 2015 la 4ème édition des assises de la Gauche malienne. Ces assises ont regroupé les organisations paysannes et certains syndicats. Le thème était : « Les organisations paysannes, les partis et mouvements de Gauche du Mali : quelles perspectives dans un contexte d’accaparement des terres par la bourgeoisie nationale et l’impérialisme ? »
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Je vais vous dire pourquoi je suis ici, avec des mots que j’ai empruntés à un vieux manifeste célèbre. Je suis ici parce que :

Un spectre hante l’Europe – le spectre de la démocratie. Toutes les puissances de la vieille Europe ont conclu une sainte alliance pour exorciser ce spectre: les banquiers parrainés par les États et l’Eurogroupe, la Troïka et le Dr Schäuble, les héritiers de l’héritage politique de Franco, le leadership berlinois du SPD, les gouvernements baltes qui ont soumis leurs populations à une récession terrible et inutile, et l’oligarchie grecque en résurgence. Lire la suite de cette entrée »


Après le 5ème rejet de sa demande de visa par le consulat de l’ambassade de France au Mali, l’honorable Oumar Mariko monte au créneau contre le président de l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères du Mali et l’ambassadeur de France au Mali. Dans l’interview qui suit, il parle aussi des deux attaques, celles de Nara et de Fakola dans le cercle de Kolondiéba.
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