Articles avec le tag ‘gouvernement’

Note sur les raisons du changement de gouvernement

Le changement de gouvernement qui a eu lieu le 22 Juin est ahurissant juste un mois avant les élections. Aucune raison officielle n’a été fournie. Il semble probable que la réorganisation a été conçu pour forcer le départ de Tiena Coulibaly du ministère des Finances, et en même temps d’affaiblir le ministère par la scission de l’économie à part. Le ministre Coulibaly a résisté fortement à un certain nombre de transactions financières pour lesquelles son accord était nécessaire. Il y avait une pression très forte pour ces transactions, qui doivent être conclues avant la fin du gouvernement intérimaire. Ces opérations sont d’une telle ampleur et d’importance qu’on peut se demander si elles doivent être prises par un gouvernement provisoire avec un mandat limité dans le dernier mois de son règne. Les transactions sont également de la gouvernance douteuse en termes de procédures budgétaires et les marchés suivis.

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Gouvernement d’union nationale : A L’HEURE DES TRACTATIONS

Les groupements des partis politiques et de la société civile qui souhaitent intégrer la future équipe sont à pied d’oeuvre pour choisir leurs représentants
Dimanche, le président de la Transition, le Pr. Dioncounda Traoré, a renouvelé sa confiance au Premier ministre Cheick Modibo Diarra et l’a chargé de lui faire des propositions en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale. Il a aussi demandé à chacun des groupements ayant eu des entretiens avec lui de faire parvenir au Premier ministre 8 C.V. au plus tard hier. Chaque lot de C.V. devra comporter des C.V. de femmes et de jeunes. Aujourd’hui, les tractations sont en cours du côté des groupements de partis politiques et de la société civile qui souhaitent intégrer la future équipe gouvernementale.

Au sein du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République, la démission exigée du Premier ministre n’est plus à l’ordre du jour. C’est le choix de ses représentants au sein du gouvernement d’union nationale qui constitue la préoccupation de l’heure. Hier, les responsables de ce groupement anti-putschiste étaient en réunion au siège de l’ADEMA à Bamako Coura. Au sortir de cette réunion, les choses étaient très claires : le FDR sera bel et bien présent dans la future équipe que va diriger Cheick Modibo Diarra. « On ne peut pas aller à des négociations et dire qu’on va rester figé dans sa position. Le jugement que notre groupement a porté sur le Premier ministre est un jugement objectif. Cet homme a eu à poser des actes qui ne vont pas dans le sens que nous demandons de la part d’un Premier ministre. Aujourd’hui, on dit qu’il faut trouver une solution malienne à la crise. Je pense que cela nécessite de compromis. C’est ce compromis que le président de la République en tant qu’arbitre, nous a proposé et que nous avons accepté. Le Mali ne va pas être mis à feu et à sang. Ce que nous pensons de Cheick Modibo Diarra, ce que nous savons de lui, je pense qu’il a le temps de nous prouver le contraire », a déclaré Ibrahima N’Diaye, le premier vice-président de l’ADEMA et l’un des responsables du FDR.

Hier, au moment nous nous entretenions avec le n°2 de l’ADEMA, le FDR n’avait pas envoyé les C.V. de ses « ministrables » à la Primature, histoire de se mettre d’accord sur certains points. « Nous sommes en train de travailler dans ce sens. Je pense qu’il revient au président du FDR de décider d’envoyer les C.V. au moment opportun », a indiqué Iba N’Diaye. Celui-ci a démenti les rumeurs selon lesquelles l’ADEMA a l’intention de se tailler la part du lion dans le partage des ministères qui vont être attribués au FDR. « Si les gens nous ont accusés de cela, je leur demande d’apprécier aux résultats. Au sein du FDR, ce n’est pas l’ADEMA qui fera objet de polémique », a-t-il prédit. Selon lui, la taille du futur gouvernement est une décision qui appartient au président de la République et au Premier ministre.

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Gouvernement d’union nationale :le MP22 pose ses conditions

Le gouvernement d’union nationale risque de ne comprendre aucun membre du Mouvement Patriotique 22 mars. Les pro-putsch posent leur condition à une quelconque participation. Les cadres du MP22 ont animé ce mardi matin un point de presse. Etaient présents la coordinatrice du MP22, le Pr. Rokia SANOGO, le Dr Oumar MARIKO du parti SADI, Mohamed TABOURE de Sanfin et porte-parole de la COPAM. Le mouvement à décidé de ne pas participer au gouvernement d’union nationale. Il exige l’organisation, au préalable, d’une concertation nationale.

Tous d’accord sauf le FDR

Selon Rokia Sanogo, la tenue de la Conférence souveraine devait précéder le gouvernement d’union nationale. Les familles fondatrices de Bamako, toujours selon Mme Sanogo, l’avaient expressément demandé aux hommes politiques, le 22 juillet dernier. « Tout le monde était unanime sur la démarche, à l’exception du FDR. Cette démarche pour l’organisation d’une Conférence souveraine qui suivait son cours normal a été interrompue avec l’arrivée de Dioncounda TRAORE », a-t-elle regretté.

Pour elle, Dioncouda TRAORE et le Premier ministre ne doivent pas recevoir des CV pour le nouveau gouvernement avant ces concertations. Au MP22, on se dit confus. « Un nouveau gouvernement, dans ce contexte de crise, sans évaluer les forces et les faiblesses de l’ancienne équipe, sans savoir exactement ce que l’on veut, ne peut qu’en rajouter à l’état de déconfiture de la situation», a dit Rokia SANOGO.

Il faut « économiser les salaires des ministres »

Pour le MP 22, les assises doivent d’abord plancher sur les moyens et les hommes qu’il faut pour récupérer le Nord, la problématique du déploiement des forces de la CEDEAO, l’état du fichier électoral, l’équipe gouvernementale qu’il faut pour réussir les missions une fois qu’elles sont déterminées, etc. Le Mali n’a pas besoin d’une équipe gouvernementale pléthorique mais plutôt d’un gouvernement restreint de 15 membres environ. «24 ministères en temps de guerre c’est du gaspillage pour le Mali, mieux il faut économiser les salaires des députés, dissoudre des institutions comme le Haut conseil économique, social et culturel… pour faire face à l’effort de guerre», dira Mohamed Ag AKERATAME.

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Quand l’inaction du gouvernement dans le nord inquiète

Dans sa première adresse à la nation, le Premier Ministre, Cheik Modibo Diarra avait promis de faire de la libération du nord du pays la première de ses priorités.

Cependant, un mois et demi plus tard, le sentiment d’abandon voire de trahison se densifie chaque jour un peu plus chez nos compatriotes de cette partie du pays entre les mains d’envahisseurs, sans foi ni loi, qui contrôlent leur région, violent leurs filles et leurs femmes, profanent leurs lieux sacrés. C’est que la gestion de cette tragédie dans ces trois aspects, ci-dessous, par l’actuel gouvernement, évoque étrangement celle d’Amadu Toumani Touré et de son équipe.

La gestion politique.

ATT n’a jamais esquissé un semblant de consultation nationale sur la crise du nord. Avec le recul, on peut reconnaître qu’il n’y a rien de surprenant à pareille attitude. La compréhension qu’il a de son invention, le consensus à la malienne, l’a convaincu de l’inutilité d’une telle rencontre, d’autant plus que tous les grands partis politiques, ou presque, qui déjeunent, dînent et soupent autour de cette calebasse, ne l’ont jamais contredit pas plus qu’ils n’ont contesté une décision qu’il a prise.

ATT a donc préféré débattre des problèmes du nord avec des interlocuteurs étrangers, notamment avec feu Mouammar Kadhafi, lors de leurs nombreux tête-à–tête privés, et avec les autorités algériennes lors des négociations ayant abouti au scandaleux accords d’Alger.

Le Premier Ministre Cheikh Modibo Diarra semble suivre la même voie.

Aucun parti politique n’est associé, de près ou de loin, à l’analyse de la situation socio-sanitaire et culturelle catastrophique qui prévaut dans le nord, aux fins d’échange d’idées pouvant contribuer au soulagement des populations.

Le cercle des interlocuteurs du Premier Ministre sur ce dossier brûlant se circonscrit singulièrement aux émissaires de la Cédéao, à deux de ses chefs d’État, précisément Alassane Ouattara et Blaise Compaoré, ainsi qu’aux diplomates étrangers, pour l’essentiel européens.

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Le 15 septembre 2015, une quarantaine de Kamerunais se sont retrouvés au palais des Sports de Yaoundé pour un séminaire sur le thème «la gouvernance électorale et l’alternance démocratique », à l’initiative de l’ONG DYNAMIQUE CITOYENNE et pour la commémoration de la journée internationale de la démocratie.

Alors que le séminaire, dûment déclaré comme le stipule la loi, se déroulait sans incident, après des intimidations successives et infructueuses des gendarmes puis des policiers, le Sous-Préfet de Yaoundé 1er, accompagné d’une escouade d’éléments des forces de l’ordre, a fait irruption dans la salle et intimé aux participants, l’ordre d’arrêter leurs travaux (suite…)


Déclaration du Parti S.A.DI. sur le coup de force au Burkina Faso
Le Mercredi 16 septembre 2015, aux environs de 14H30, des militaires appartenant au tristement célèbre Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) ont porté une grave atteinte aux institutions de la République et au processus de Transition démocratique mis en place au Burkina-Faso, suite à l’insurrection populaire victorieuse des 30 et 31 octobre 2014 qui a mis fin à 27 années de dictature féroce, de confiscation des libertés démocratiques et de blocage du jeu politique par le CDP (Congrès pour (suite…)


Accaparement des terres
Le réseau de communication Kayira, en collaboration avec la Fondation Rosa Luxemburg, a tenu du 14 au 16 août 2015 la 4ème édition des assises de la Gauche malienne. Ces assises ont regroupé les organisations paysannes et certains syndicats. Le thème était : « Les organisations paysannes, les partis et mouvements de Gauche du Mali : quelles perspectives dans un contexte d’accaparement des terres par la bourgeoisie nationale et l’impérialisme ? »
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Je vais vous dire pourquoi je suis ici, avec des mots que j’ai empruntés à un vieux manifeste célèbre. Je suis ici parce que :

Un spectre hante l’Europe – le spectre de la démocratie. Toutes les puissances de la vieille Europe ont conclu une sainte alliance pour exorciser ce spectre: les banquiers parrainés par les États et l’Eurogroupe, la Troïka et le Dr Schäuble, les héritiers de l’héritage politique de Franco, le leadership berlinois du SPD, les gouvernements baltes qui ont soumis leurs populations à une récession terrible et inutile, et l’oligarchie grecque en résurgence. Lire la suite de cette entrée »


Après le 5ème rejet de sa demande de visa par le consulat de l’ambassade de France au Mali, l’honorable Oumar Mariko monte au créneau contre le président de l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères du Mali et l’ambassadeur de France au Mali. Dans l’interview qui suit, il parle aussi des deux attaques, celles de Nara et de Fakola dans le cercle de Kolondiéba.
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