Articles avec le tag ‘Liminaire’

Déclaration liminaire à la conférance de presse de l’opposition.

La mise en place consensuelle de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) n’est pas effective en République du Mali. Depuis plusieurs semaines, le Ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales n’arrive pas à trancher le différend qui oppose la majorité à l’opposition autour des quotas en appliquant strictement la loi électorale. Au contraire, il a pris fait et cause pour sa majorité qui veut imposer à l’opposition le 9 contre 1 et manœuvre secrètement pour affaiblir et diviser l’opposition.

Nous rappelons que la CENI selon la loi N°06-44/du 04 septembre 2006 veille à la régularité des élections et du référendum à travers la supervision et le suivi de toutes les opérations électorales. Historiquement, sa naissance a été le résultat d’un combat opiniâtre et acharné de l’opposition qui nourrissait une suspicion légitime face au Gouvernement  qui organise les élections et qui peut être tenté de favoriser ses  partis alliés (partis de la majorité) au détriment des autres compétiteurs (partis de l’opposition). C’est une instance de vigilance et de dénonciation des manquements aux règles de transparence et de régularité dans la supervision des opérations électorales et référendaires
dans notre pays. Elle a pour mission de légitimer le processus électoral, seule voie d’accès au pouvoir dans un régime démocratique, et d’assurer  les conditions morales et matérielles de cette légitimation. Comme nous l’avions dit le 26 juillet dernier, au cours de notre première conférence de presse, cette mission de légitimation et de certification ne peut être remplie  objectivement que par la société civile qui joue  à la fois un rôle d’arbitre et de  contre pouvoir. La  société civile ne peut être renforcée dans cette tâche que par les partis politiques de l’opposition.

Donc les partis politiques de la majorité alliés du gouvernement ne doivent même pas siéger dans la CENI pour la simple raison qu’ils ne peuvent pas être juges et partis ! Tel est véritablement l’esprit de la CENI et les raisons même de sa création. Cependant pour plus de transparence et de justice notre loi électorale confère aux trois acteurs clés de siéger au sein de la CENI mais dans des proportions de partage de voix  égale avec la société civile comme arbitre. C’est seulement dans cet esprit que les 10 sièges des partis politiques sont répartis de façon équitable (5 chacun) entre les partis de la majorité et ceux de l’opposition quelque soit le nombre de chaque appartenance. D’ailleurs la loi électorale qui  a fait l’objet de révision en 2006 prévoyait clairement un partage égale (5 chacun) entre la majorité et l’opposition et 5
pour la société civile.

Malheureusement, cette loi électorale est constamment violée par la majorité appuyée par le Gouvernement. Elle interprète la loi électorale au gré des circonstances et du rapport de force du moment sur le terrain. Progressivement, elle a réussi à imposer sa vision de la notion d’équité et raffole à toutes les occasions les  places qui devaient revenir de droit à l’opposition.  Cette année, la majorité voulait rééditer cet exploit en imposant à l’opposition le 9 contre 1. Lire la suite de cette entrée »


Le 15 septembre 2015, une quarantaine de Kamerunais se sont retrouvés au palais des Sports de Yaoundé pour un séminaire sur le thème «la gouvernance électorale et l’alternance démocratique », à l’initiative de l’ONG DYNAMIQUE CITOYENNE et pour la commémoration de la journée internationale de la démocratie.

Alors que le séminaire, dûment déclaré comme le stipule la loi, se déroulait sans incident, après des intimidations successives et infructueuses des gendarmes puis des policiers, le Sous-Préfet de Yaoundé 1er, accompagné d’une escouade d’éléments des forces de l’ordre, a fait irruption dans la salle et intimé aux participants, l’ordre d’arrêter leurs travaux (suite…)


Déclaration du Parti S.A.DI. sur le coup de force au Burkina Faso
Le Mercredi 16 septembre 2015, aux environs de 14H30, des militaires appartenant au tristement célèbre Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) ont porté une grave atteinte aux institutions de la République et au processus de Transition démocratique mis en place au Burkina-Faso, suite à l’insurrection populaire victorieuse des 30 et 31 octobre 2014 qui a mis fin à 27 années de dictature féroce, de confiscation des libertés démocratiques et de blocage du jeu politique par le CDP (Congrès pour (suite…)


Accaparement des terres
Le réseau de communication Kayira, en collaboration avec la Fondation Rosa Luxemburg, a tenu du 14 au 16 août 2015 la 4ème édition des assises de la Gauche malienne. Ces assises ont regroupé les organisations paysannes et certains syndicats. Le thème était : « Les organisations paysannes, les partis et mouvements de Gauche du Mali : quelles perspectives dans un contexte d’accaparement des terres par la bourgeoisie nationale et l’impérialisme ? »
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Je vais vous dire pourquoi je suis ici, avec des mots que j’ai empruntés à un vieux manifeste célèbre. Je suis ici parce que :

Un spectre hante l’Europe – le spectre de la démocratie. Toutes les puissances de la vieille Europe ont conclu une sainte alliance pour exorciser ce spectre: les banquiers parrainés par les États et l’Eurogroupe, la Troïka et le Dr Schäuble, les héritiers de l’héritage politique de Franco, le leadership berlinois du SPD, les gouvernements baltes qui ont soumis leurs populations à une récession terrible et inutile, et l’oligarchie grecque en résurgence. Lire la suite de cette entrée »


Après le 5ème rejet de sa demande de visa par le consulat de l’ambassade de France au Mali, l’honorable Oumar Mariko monte au créneau contre le président de l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères du Mali et l’ambassadeur de France au Mali. Dans l’interview qui suit, il parle aussi des deux attaques, celles de Nara et de Fakola dans le cercle de Kolondiéba.
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